Ibid., secl. 5, lecl. 2, h. 14, v. 7 t. III, p
DtS AKYAS. 47
milière qui loge dans sa demeure et préside à ses occupations.
Citons quelques passages où percent toutes ces idées, « Le grand Agni occupe sur la terre une place «suprême, dit ViçvâmitraL — Dieu universel, im- « mense, infatigable, s’écrie Pâroutchhépa'^; il tient « (tous les biens) dans sa main droite. » — « Immortel « Agni, c’est toi que les mortels invoquent le premier « dans leurs prières » ; tel est le langage de Vamâdéva® et de plusieurs autres poètes védiques. — « Agni, « dit Gâthin*, est le chef des troupes divines. » — «O Agni, lit- on dans un hymne deVitahavya, qui « possèdes tout, tu es fort de la force ; tu es puissiini « de la puissance ; tu es sage de la sagesse. Maître « incomparable, tu es riche de ces richesses qui em- « bellissent le ciel et la terre L »
La preuve qu’Âgni s’identifie pour l’Arya avec l’astre du jour, avec celte source intarissable de lumière et de chaleur qui entretient et nourrit l’univers, c’est qu’on le trouve parfois assimilé à toutes les divinités solaires que je ferai connaître plus loin.
« O Agni ! quand tu nais, dit un hymne védique®, « tu es Varouna ; quand tu t’allumes, tu es Mitra. En- « faut de la force, tous les dieux sont à toi. Tu es Indra « pour le mortel qui te sert. Tu es Aryaman chargé de
1. Riy-Véda, soel, il, leel. 8, h. 12, v. 5, trad. Langlois, t. I, |i. 540.