‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 28 sur 278 · Ibid., sccl. VIII, leel. 4, 11. G, ¥. 3, l. IV, p · texte numérisé non relu

Ibid., sccl. VIII, leel. 4, 11. G, ¥. 3, l. IV, p

G. Ibid., üi'cl. III, leel. 8. h. Il, v. I el tuiv,, I . Il, p. 21 G, 217

LA RELIGION

la svadhd (l’olîrande personniliéej ; tu portes l’of- « fraude mystérieuse des jeunes libations. Tu es Route dra, et, à ta brillante naissance, les Marouts font « éclater leurs clameurs. »

Agni n’était pas au reste seulement la flamme qui naît du frottement du pramantba contre l’arani, ou, comme disaient les Aryas, contre les deux aranî ‘ ; c’était le feu intérieur, le feu terrestre que la physique des premiers .1ges se représentait comme répandu dans tous les êtres et leur communiquant la vie. Feu cosmique, Agni existait là môme où il ne se manifestait pas ; pénétrant toute la nature de son action vivifiante, il était tour à tour latent ou sensible. Voilà pourquoi le chantre arya donne Agni comme existant môme lorsqu’il ne paraît pas dans la demeure suprême*, pourquoi Agni s’offre aussi comme le dieu de la lumière pure®; c’est véritablement l’âme du monde, Manas. Ce culte du feu est tellement ancien chez les Aryas, il est si caractéristique de leur race, qu’on le retrouve chez la plupart des premières nations indo-européennes établies en Occident. Ayant oublié bien des usages religieux indiqués dans le Rig, elles avaient continué cependant à adresser chaque matin et chaque soir leur prière à Agni, comme le faisaient les premiers Aryas*.

1. Les essences spécialement usitées étaient pour le praroantha, ou bâton frottant, Vaçvattha {ficus religiosa) , et pour l’arani, la çami (acacia sitma). Ce sont ces deux pièces qui sont collectivement désignées sous le nom d’aranî, c’est- â-dire des deux aranî.

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