H. -H. Wilson, Rig-YéJa sanhita, t. 1, p
2. Vo.v. A. Weber, Zwei vedische Texte über Omiita latd Ponenla, •tans les Méuioircs de l’Académie de Berlin pour I8A8, p. 391 .
UES ARYAS
vent en quelque sorte les uns dans les autres. En tête, se placent les dieux solaires, c’est-à-dire les diverses formes du soleil personnifié : Varouna , Soûrya, Savitri, Bhaga, Pouchan, Mitra, Aryaman, autrement dits les Adityas, les fils d’Aditi, la mer ou mieux la nature entière Le nombre de ces Adityas finit par être porté à douze, afin de leur faire représenter les douze formes solaires.
Adili, bien qu’elle ne joue qu’un tôle secondaire dans la théologie védique, n’en est pas moins entourée chez les Aryas d’un respect, d’une vénération pro* fonde : O divine et bonne Aditi, lit-on souvent dans le Rig-Vôda, je t'appelle à mon secours! La déesse est invoquée comme la mère des dieux, comme celle qui procure le bonheur^. C’est une déesse-nature née vraisemblablement d’une personnification de l’œuvre de la création prise dans son ensemble. Les paroles suivantes de Gotama le font bien voir : « Aditi, c’est le « ciel ; Aditi, c’est l’air; Aditi, c’est la mère, le père « et le fils ; Aditi, ce sont tous les dieux et les cinq « races; Adili, c’est ce qui est né et qui naîtrai »
Cette divinité se décompose pour ainsi dire en deux autres : le Ciel et la Terre, représentés comme le couple primitif qui a engendré tout l’univers. L’assimilation
du ciel et de la terre à deux époux dont l’byraen a
1. Bùj-Véda, secl. vi, lecl. 4, Ii. 11, v. 10, l. III, p. 3C0.