‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 36 sur 278 · Rig-Véda, Irad. Langlois, t. 1, p · texte numérisé non relu

Rig-Véda, Irad. Langlois, t. 1, p

2. Ibid., sect. iii, lect. 3, h. 15, v. 11, 1. II, p. 82, et sect. iv, lecl. IV, h. 1, V. 7, 1. II, p. 355.

DES ÂRTAS. 57

«hommes, devant le ciel entier, pour que tous te « voient et t’admirent.

« De cette même clarté, ô dieu purifiant, protecteur, « dont tu couvres la terre qui porte les hommes , tu « inondes le ciel, l'air immense, faisant les jours et les « nuits, et contemplant tout ce qui vit.

« Sept cavales au poil fauve traînent le char qui te «porte, ô soleil éblouissant; ta belle chevelure est « couronnée de rayons, dieu qui vois tout.

« Et le char s’avance traîné par les sept coursiers que « le soleil attela de ses mains, et qu’il a placés chacun « sous un joug séparé.

« Et nous, voyant après les ténèbres une lumière « plus belle , nous venons nous prosterner devant le « soleil qui brille entre tous les dieux, et qui est la plus « belle de toutes les lumières.

«En te levant aujourd’hui, 6 dieu bienfaisant, en « montant au sommet des cieux , guéris , 6 soleil , le « chagrin de mon cœur et la pâleur de mon visage.

« Je jette la pâleur qui me consume aux perroquets « et aux grives ; je jette la pâleur qui me consume aux « fleurs jaunissantes du souci.

« Mais voici que le fils d’Adili s’est levé dans toute « sa puissance ; il peut vaincre mon ennemi ; et moi « je n’ai pas la force de vaincre le mal ennemi qui me « ronge *. »

Savitri est le soleil considéré comme dieu de la génération. Le Rig-Vêda l’appelle l’œil du monde le

1 . Je suis la traduction de M. Barlhélemy Saint-Hilaire , Journal des savants, 1853, p. 464.

2. Voy. A. Weber, Zwei vedische Texte ùber Omina und Portenta,

LA RELIGION

(lieu à la main d'or, à la douce langue'. Savitri partage avec Indra et Soùr^a le caractère de dieu créateur. C'esl lui qui anime tous les êtres ', qui domine sur la création*. Mais, comme l'a remaniuèM. H.-II. Wilson ', celle divinité, non plus que Soùrya, n'occupe pas dans le culte des Aryas une place qui réponde ù l’importance que le dieu-soleil a prise dans d'autres polythéismes. Savini n’est en réalité qu’une forme du Dieu suprême, du Seigneur de la création {Pradjâpali), dont à l’origine il ne se distinguait pas.

Bhaga, qui se confond parfois avec Savitri\ est une autre personnification du soleil, née de l’épithète ül heureux donnée à cet astre”. Comme Savilri, il revoit aussi la qualification de sage’; il est le riche, le puissant”.

Pouchàn est le soleil vainqueur des ténèbres et des nuages®. La poésie lui donne des chèvres pour attelage.

« Savitri, aux cheveux brillants, couronné des « rayons du soleil, dit Viçvàvasou, a élevé à l’Orient « sa lumière immortelle. A sa vue Pouchân, sage garc( dieu de tous les mondes, commence sa course. »

p. 392. — Cf. Rig-Véda, secl, v, lect. I, h. 10, v. 2, Irait. Langlois,

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