‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 39 sur 278 · Ps. XVIII, 6 et · texte numérisé non relu

Ps. XVIII, 6 et

DES ARTAS. 6l

l’Avesta, au pouvoir qu’il a de fertiliser les terres incultes*.

Les Marouts, qui forment sept divisions comprenant chacune sept personnes^, fournissent le type de la hiérarchie angélique du mazdéisme, à la tête de laquelle sont placés les sept Amschaspands.

Mitra a un autre parèdre que Varouna, c’est Aryamaii, appelé parfois dans le Rig le bienfaisants l’infatigable, le maître de la piété^, le vainqueur vénérable. Cette divinité nous offre à l’origine une nouvelle personnilicatioii du soleil dans son action fortifiante et salutaire; à ce titre il est souvent associé à Bhaga, l’Aditya qui dispense les bienfaits et qui bénit les hommes S Suivant quelques-uns, il représente le jour astronomique, Ahorâtram®. Mais, plus tard, Aryaman devint l’Aditya de la mort’, le soleil destructeur; car, sous le climat brûlant de l’Inde, on sait combien est dangereuse l’insolation La seule impression des rayons dévorants du soleil peut déterminer une mort soudaine. Yoilà comment Aryaman fournit à la religion de Zoroastre le type du dieu mauvais, l’idée d’une divinité adversaire constante d’Ormuzd et de Mithra. Mais

1. Zend-Âvesta, trad. Anquctil du Perron, t. Il, p. 205. E. BurnouF, Commentaire sur le Yaçna, p. 209. L’illustre indianiste traduit: Qui multiplie les couples de bœufs; mais c’est toujours la mCuie idée.

Page 1