C. Voy. la note de M. Langlois, t. I, p
7. Rig-Yéda, t. I, p. 500, 508. Dans les commentaires du Rig- Véda, Aryaman est représenté comme le dieu du mal, de la mort [Vùpudevalù, Antaca).
LA RELIGION
le caractère de divinité antagoniste du dieu-soleil n’apparaît tpie faiblement dans l’Aryanian du Hig- Vèda, qui n'est jamais maudit comme l’Aliriman des Perses. Le pAlre arp lui adre.sse ses bènèdictious et l’invoque avec Varouna, avec Mitra, avec Savitri, comme un noble lils d’Adili. Tous ces dieux sont également rois*, tous sont attachés à la même œuvre mais chacun cependant a une fonction distincte’.
Grands, profonds, indomptables, ardents au combat, ces dieux s’oITrent à l’imagination des Aryas comme des êtres couverts d’yeux S ainsi que les chérubins de la Bible' cl que le Milhra perse®. Ils gardent le monde entier et soutiennent de leurs mains tous les êtres animés et inanimés. Tel est aussi le caractère que les hymnes védiques assignent aux Viçvadêvas, c’est-à-dire à l’ensemble des grands dieux, qui ne sont que des émanations du dieu suprême, celui du ciel et de la lumière.
M. Roth’ distingue un septième Aditya, Dakcha, autrement dit le sage, le prudent, V intelligent. Certains hymnes du Vêda en font le père de Mitra et de Varouna * ; mais, dans d’autres, sa personnalité est vague et à peine dessinée. Une légende qui paraît se con- «.