‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 41 sur 278 · E. Burnouf, Commentaire sur le Yaçna, p · texte numérisé non relu

E. Burnouf, Commentaire sur le Yaçna, p

7. Voy. Roth, Die hœchstcn Guetter der arischett Vuelker, p. 75.

8. Cr. Rig-Véda, seot. i, lect. 6, h. 9, v. 3 ; 1. 1, p. 168, secl. ii, lect. 7, h. 4 i l. 1, p. 493, secl, ni, lect. I , h. 21 , v. 10 ; t. U ,

DES AKYAS.

fondre avec le mythe où le Ciel et la Terre sont donnés pour parents à tous les êtres, lui fait engendrer avec Aditi la totalité des dieux. Il en fut de Dakclia comme de Vichnou; celui-ci n’est encore dans le Véda qu’un personnage secondaire; la théologie postérieure l’éleva au rang de dieu principal, de créateur du monde, de père des constellations; tel est nolainment le caractère qu’il offre dans Y Avatâra soma*. Fait remarquahle, ni la lune ni les étoiles ne reçoivent dans le Rig d’adoration particulière et ne donnent naissance à des personnifications divines. Le sabéisme des Ai vas est antérieur è ce sabéisme savant qui fut celui des Chaldéens, à cette phase religieuse dans laquelle les données astronomiques, tirées des premières observations régulières, ont servi d’éléments pour la composition des mythes théogoniques.

L’Arya contemple sans doute le ciel, mais il ne le fait pas avec assez d’attention pour y distinguer les planètes et les étoiles fixes, pour en saisir les mouvements apparents et les mouvements relatifs. Il n’en sait guère plus que les Grecs des temps homériques^; et entre les constellations, une seule, la grande Ourse, a reçu de lui une dénomination spéciale. Quelques hymnes pourtant annoncent la connaissance des douze mois Les astres

1. Un aulre Adilja, qui n’e.sl nommé qu’une seule fois dans un hymne de Golama, est Asridh [liig-Vida, secl. 1 , Iccf. 6, h. 0, v. 3, 1. I, p. 1C8).

2. \oy. ce que dit OUried Muller sur les idées myliiico-aslronoiniques des Grecs, ProUgotnena zu eiiier wissenschafiUchcn Mythologi», p. 101, el l’analyse que J’ai donnée de ce travail dans Guigniaut, Rtligiom de l'antiquilé, t. Il, part. 2, p. 1 1 49.

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