‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 43 sur 278 · Ibid., sect. i, lect. 7, h. 1 1, v. I, t. 1, p · texte numérisé non relu

Ibid., sect. i, lect. 7, h. 1 1, v. I, t. 1, p

3. Brihaspati n'i'sl püiiil encore dans le itig-Vèila la planète Jupiter, pas plus que Soma n’est la lune. Yoy. Lassen, /. c.

4. Ce nom est donné aussi parfois au soleil, considéré comme naissant de la flamme du sacrifice en même temps qu’Agni, qui reçoit alors le nom d’Ari. Voy. Rig-Véda, sect. i, lect. 7, h. 1, v. 1, t. I, p. 183.

6. Rig-Véda, secl. i, lect. 5, h. G, v. 10, lect. G, h. 3, v. 5, 1. I, p. 98 et 157.

6. Le nom d’Ouchas se retrouve dans l’éollen Auu; pour Auou;, qui a donné naissance à l’ionien Aû;, Ce nom se retrouve également dans VAurora latine, forme à laquelle nous ramène aussi le lithuanien Amsra, Voy. Max Muller, Essai de mythologie comparée, trad. franç., p. 78.

DKS ARTAS.

impatient de voir arriver la lumière, afin de se livrer à ses occupations favorites, il saluait avec joie l’apparition de l’aurore, annonce du jour qui allait se lever. Sa satisfaction se traduisait en un vif sentiment d’amour et de reconnaissance ; son àme s’exhalait en actions de grâces envers la divinité bienfaisante à laquelle il attribuait le retour de la clarté. Ouchas est pour lui la fille du ciel dont elle ouvre les portes. C’est l’idée grecque; elle se retrouve également dans les parents que le chantre védique donne à la déesse, le Soleil et la Nuit. Quoique bien ancienne, vieille comme le monde, l’Aurore est pourtant toujours jeune, toujours renaissante, elle brille constamment du môme éclat '. Le poëte attelle à son char des vaches rougeâtres, personnifications de ses couleurs empourprées L’admiration qu’elle provoque se traduit par les plus brillantes images, les plus riches métaphores. Mais ces figures de langage se laissent aisément comprendre, ainsi que le remarque M. Max Millier ®. Le poëte arya ne recourt guère, en décrivant l’Aurore, à d’autres formes que celles qu’emploie la poésie grecque ou la poésie latine. « L’Aurore, dit le «poëte védique, est l’amie des hommes; elle sourit « comme une jeune épouse; elle est la fille du firma- « ment; elle visite chaque maison; elle n’oublie la de- « meure d’aucun homme et ne méprise ni la petite ni « la grande ; elle apporte la richesse ; elle est toujours

1. Rig-Véda, t. I, p. 91, sect. i, lect. 4, h. 2; cf. I. 11, p. 175, sect. I, lecl. G, h. 12.

2. Ibid., t. 1, p. 175, sect. i, lecl. 6, h. 12, v. 1 ; ibid., 1. 1, p. 222, secl. I, lecl. 8, h. 1, v. 14.

3. A Historij of aneient sanskrit literature, 2° édil., p. 551.

LA REUGION

« la même, iramorlelle, divine, la vieillesse ne saurait K l'atteindre; elle est la jeune déesse; mais elle fait « vieillir les hommes*. »

Ne croirait-on pas entendre le poëte grec parhint de l’épouse de Tithon. Mais le chantre védique se montre parfois p]us liardi dans ses images et ne se borne pas à peindre la déesse avec des doigts de rose. « Gomme la « danseuse, l’Aurore,' dit-il, révèle ses formes, elle dé- « couvre son sein, comme la vache découvre sa mamelle « féconde, et, de même que celle-ci donne son lait, tt l’Aurore distribue au monde entier sa lumière en « dissipant les ténèbres*. »

Ailleurs l’Arya s’écrie : « L’Aurore richement vêtue « est comme l’épouse amoureuse qui étale en riant, aux « regards de son époux , les trésors de sa beauté » Écoulons celte autre invocation : « Richesse, abon- « dance, honneurs, sacrifices, voilà des biens vers les- « quels tout ce qui respire va marcher à la lumière de « tes rayons. L’Aurore va visiter tous les êtres. Fille « du ciel, lu apparais, jeune, couverte d'un voile bril- «lanl, reine de tous les trésors terrestres... Suivant « les pas des Aurores passées, tu es l’aînée des Aurores « futures, des Aurores éternelles. Viens ranimer tout « ce qui est vivant. Aurore , viens vivifier ce qui est « mort^. »

Rappelons encore cet hymne de Goulsa qu’a égale-

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