‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 48 sur 278 · Rig-Véda, secl. ii, Iccl. 7, h. 9, v. 14 elpassim · texte numérisé non relu

Rig-Véda, secl. ii, Iccl. 7, h. 9, v. 14 elpassim

DES AUYAS. 73

« reprenez pas dans votre fureur et ne nie punissez « pas dans votre colère »

Roudra est le père des Marouts; c’est lui qui, de concert avec Prisni, a conçu ces enfants impétueux de l’air. « Marouts, fils de Roudra, à la semence profonde, que Prisni a portée dans son sein,» dit un des chantres védiques’, exprimant allégoriquement l’idée que c’est de la terre que les vents s’élèvent jusque dans les cieux.

Roudra offre une analogie assez frappante avec l’Apollon de l’âge homérique, dieu terrible et destructeur comme lui, qui calme et guérit les blessures dont il est l’auteur, et se distingue du dieu-soleil, bien qu’il soit lui-même une divinité solaire®.

La peinture que nous trace du dieu, Vasicbtba * nous rappelle en effet le dieu à l’arc d’argent qui lance au loin les traits, ït-xrrpfiXoz. « O Roudra, ar-

« cher robuste, armé de flèches légères, dieu sage, « fort, invincible, accompagné de l’abondance et lan- « çant des traits aigus , — ô Roudra ! défends contre la « maladie tout ce qui chez nous jouit de la vie. — « O Dieu! dont le souffle est salutaire, tuas en ton pou- « voir mille remèdes que nous implorons pour nos ente fants et nos petits-enfants. O Roudra I ne nous frappe «point, garde-toi de nous abandonner.» Ce sont là autant d’exclamations qui reparaissent souvent dans le Rig. Roudra est la face courroucée du dieu solaire;

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