‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 55 sur 278 · Lois (le Manou, Icct. xii, sec · texte numérisé non relu

Lois (le Manou, Icct. xii, sec

3. La date de ta rédaction des lois de Manou {Mdnava-dharmaçâstra) ne saurait être fixée d’une manière quelque peu précise, mais on s’accorde aujourd’hui ù reconnaître que William Jones s’en était beaucoup exagéré l’anliquité ; car, sous la forme dans laquelle nous les possédons, leur poslériorilé est à l’égard du Rig-Vôda incontestable, ainsi que le remarque M. Max Mallcr. Le code attribué à Manou trahit une origine comparativement moderne ; loutcfois ce recueil est tiré en grande partie de recueils plus anciens et consacre de très-antiques usages. Voy. A Hisionj of aiicient sanskrit liitrature, 3* édit., p. 132 et 133.

3. « Le sage conlemplc loujour.s celle suprême slalion de Vichnou « lorsque son œil plane sur le firmament. » [Riij-Veda. scct. i, Iccl. 3 , h. 5 (33), V. 30, I. I , p. 54, trad. Wilson.

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et le type le plus sublime de la puissance et de la bonté divines. Ce Vicbnou, qui apparaît si humain, si personnel, qui a pris une chair si semblable à la nôtre dans la mythologie des âges postérieurs, n’était pourtant, dans le principe, qu’une simple personnification de l’air, de l’air pur, de l’air serein et lumineux qui éclaire le monde, le conserve, qui entretient la vie au fond de nos poitrines et charme nos regards, lorsque nous le contemplons dans les profondeurs du firmament. De môme dans la mythologie grecque, une autre personnification de la puissance de l’air. Hercule, devint, par le travail de l’anthropomorphisme, un héros sauveur et protecteur, un homme-dieu, qui a ses avatars ou travaux, portés plus tard à douze, et est mis par là comme Vichnou en rapport avec le soleil '. Rien de cela n’apparaît dans le Rig. Toutefois certains passages des hymnes font déjà pressentir le rôle qui sera donné plus tard au dieu. « Yichnou, sauveur « invincible, gardien des devoirs sacrés, en trois State tions , a fourni sa carrière , dit Medhâtithi , dans le livre des Hymnes^. — «Vichnou, celui qui nous « défend, celui que l’injure ne peut atteindre, a marte ché ses trois pas, soutenant ainsi les actes vertueux, « dit le même richi^

Le naturalisme védique ne se circonscrit point au seul culte des phénomènes célestes; il se lie, il s’associe à celui des objets terrestres, derniers débris du féti-

1. Voy. mon Histoire des religions de la Grèce antique, t. I, p. 302 cl siiiv.

2. Big-r'^rfn.sect.i, lecl. 2, h. 3, V. 18, trad. Langlois, 1. 1, p. 3G.

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