Ibid., secl. i, locl. t, li. 3, v. I, l. I, p. (i
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DES ARYAS
« bénédictions, accourent au sacrifice comme des épou- « ses chéries s'approclienl de l’époux chéri qui les « aime. » Tantôt le poëte supprime tout ce qui pourrait déceler sa métaphore, et fait réellement de la prière une déesse qu’il interroge et qu'il invoque. Non-seulement cette prière, cet hymne qu’il adresse aux dieux, devient pour l’Arya un être personnel, mais la parole même qu’il prononce, qu’il articule dans celte prière, s’incarne à son tour, sous le nom de Sarosvail; c’est la parole déifiée, Vugdevatâ, qui est accompagnée dans le sacrifice par deux autres déesses du même ordre, /Al, la parole poétique, cl B/iàrati, l’action déclamatoire*. De même nous voyons dans Homère, les prières, At-ra{, devenues des déesses filles de Zeus ; déesses, il est vrai, dont le pouvoir est souvent méconnu, dont le pied cloche et l’œil regarde de travers^. Par un symbolisme identique, Philochore* appelle les prémices des sacrifices, O jY)Aa(, des déesses filles de la Terre. D’autres fois, c’est la louange, les œuvres saintes, qui prennent une personnalité analogue, c’est le mètre sacré, la Gàyatri représentée comme un oiseau sublime qui porte au ciel la prière de l’Ârya. Le sacrifice apparaît dans l’hymne védique comme un char préparé pour un dieu.
« Pour lui, dit un des auteurs du Rig-Vêda, en parce lant d’Indra, je prépare un hymne, comme un ou- « vrier fabrique un char pour le maître qui l’a com- « mandé.
Nous n’avons encore ici que la métaphore, ailleurs