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la personnification complète l’a remplacée. La prière est devenue réellement le char de la divinité. De même les libations sont comparées à des coursiers bien dressés s’élançant du vase qui les contient et venant s’atteler au joug des dieux à des vaches fécondes, qui livrent en mugissant le lait de leurs mamelles
On a vu plus haut, à Tarticle d’Agni, que la flamme personnifiée par cette divinité avait donné naissance à une multitude de dieux secondaires, images des diverses formes que prend cette flamme, et qui dans le langage des Védas apparai.ssent comme les ministres du sacrifice. Le poète va plus loin; le sacrifice et la libation se personnifient à leur tour dans tous leurs détails, dans leurs circonstances les plus minutieuses. Grande était en effet l’importance de ces deux actes religieux, car c’était è eux seuls que se réduisait à peu près le culte des premiers Aryas. Placé sur le gazon appelé varhis , coi/sa , darhha [pna cynosnroides ) , guidé par le prêtre, le père de famille® répand dans le creux d’une pierre la libation de beurre fondu [fjhritd], de caillé [dadhi], ou le jus qu’il a retiré de la plante soma* , le sarcosteynma viminalis, Vasclepios acida^. Il invite les dieux à venir s’y désaltérer. « Ap-
1 . Rig-Véda, eecl. i, lect. 4, h. 15, v. 4, I. I , p. 1 17 ; cf. secl. ii, lect. 1, h. 9, V. G, t. 1, p. 322 ; soct. i , lecl. 3, li. M, v. 1,1. I , p. 179.