E. Burnouf, Commentaire sur le Taçtia, p
2. Zend-Avesta , I. II, p. 20C ; leschts-.Sadés , Irad. Anqueül du Perron ; cf. mon Mémoire sur les divinités pstjchopompes , Revue archéolorjique, l. II, p. 237.
DES ARYAS
personnification de la sécheresse, qu’enfante le souflle embrasé qui s’élève parfois dans le flanc de la nue. Les éclairs qui la sillonnent et qui semblent vouloir incendier la demeure d’Indra, ce sont les Dàityas. Tous ces esprits malfaisants et pervers sont encore personnifiés sous les noms de Dasyous et de Sanacas. A leur tête est Vritra, l’enveloppe que forme le nuage, l’obscurité par excellence. Au-dessous d’eux , subordonnés à leur pouvoir, sont les Râkchasas et les Bboutas, génies méchants dont la peur peuple les nuits, sortes de diables, de larves, de farfadets, avec lesquels le pâtre de l’Arje confond tout ce qu’il déteste ou tout ce qu’il craint, l’animal immonde, la bêle nocturne, l’ennemi caché et en embuscade, l’impie qui profane le culte et ^se joue du sacrifice; c’est le type du méchant, du Da- Voudj de l’Avesta; c’est le vrai démon de cette époque primitive.-
Agni, Soma partagent avec Indra l’honneur d’avoir vaincu les Asouras et exterminé les Dasyous. Ces deux divinités apparaissent tour à tour comme le héros de la grande victoire céleste dont le récit occupe une si large place dans le Rig-Vêda.
Écoutons le chantre védique : « L’Aurore, comme « une bonne mère de famille, vient pour protéger le « monde; elle arrive arrêtant le vol du génie malfai- « sant de la nuit*. » — « A l’orient, le soleil se lève, à « la vue de tous; il tue les ténèbres; il dévore toutes « les noires vapeurs issues des génies malfaisants^. »
« Le divin Saviiri vient de la région lointaine pour
1. Itig-Véda, scéi'. I, tcciv4^ li. I , v. 5, Iriu]. Laii"loi.«, 1. 1, p. 91.