Ibid., sec\. Il, Iccl. S. 11. 7, v. 8, I. I, ]i
LA IIELIOION
« détruire tout ce qui est mal*. Savitri J» la main d’or, « dieu clairvoyant, s’avance entre le ciel et la terre. Il « lue les douleurs^. « Les Râkchasas sont les impies, les méchants, les brigands, contre lesquels la divinité protège le pieux chantre de l’hymne védique ; ce sont aussi des ennemis dont les dieux triomphent, des êtres impurs et haïssables sur la tête desquels l’Ârya appelle le courroux divin : « Divinités puissantes, Indra et « Agni, vous qui présidez à nos assemblées, domptez « les Râkchasas, empêchez ces êtres voraces de se mul- « liplier®. O Marouts, reléguez avec ceux qui ne voient « pas le disque du soleil l’homme qui admet les Râk- « chasas à la table des dieux^. » Je viens de dire que les Râkchasas étaient aussi les chauves-souris, les oiseaux et les animaux nocturnes, les voleurs qui rôdent la nuit et que la peur et la superstition transforment en esprits malfaisants. C’est ce qui ressort avec évidence de deux passages des hymnes védiques : « O Marouts, dit Vasichtha, venez parmi les humains, «cherchez, prenez les Râkchasas, réduisez- les en « poussière, tant ceux qui volent la nuit sous forme « d’oiseaux que ceux qui cherchent à souiller nos ho- « locaustes\ — O magnilique Indra, lance du haut du « ciel ta foudre, que Soma a aiguisée. Avec ton ton- « nerre, frappe les Râkchasas à l’orient, à l’occident, « au midi, au nord. — « Arrivent les mauvais esprits « sous la forme de chiens qui osent attaquer l’invul-