Ibid., secl. iii, Icct. 3. Ii- 8, v. 4, l. 11. p. Ci
DES ARTAS.
« Mutilées, coupées par morceaux, effilées comme « des aiguilles, allez, ô ténèbres, et délivrez-nous de « votre présence.
« A l’orient, le soleil se lève à la vue de tous ; il tue « les ténèbres, il dévore toutes ces noires vapeurs, « issues de génies malfaisants*. »
Voici maintenant le second hymne qui s’adresse à Indra :
« Je veux chanter les antiques exploits par lesquels a s’est distingué le foudroyant Indra. Il a frappé Ahi, « il a répandu les ondes sur la terre, il a déchaîné les « torrents des montagnes célestes.
a II a frappé Ahi qui se cachait au sein de la mon- « tagne céleste; il l’a frappé de cette arme retentis- « santé formée pour lui parTvachtri, et les eaux, telles « que les vaches qui courent vers leur étable, se sont « précipitées vers la mer.
a Indra, impétueux comme le taureau, se désaltérait t( de notre soma pendant les Tricadrous’*; il buvait de « nos libations. Cependant Maghavan a pris la foudre « qu’il va lancer comme une flèche ; il a frappé les « premiers-nés des Ahis.
« Indra, quand ta main a frappé le premier-né des U Ahis, aussitôt les charmes des magiciens sont dé- « truits ; aussitôt tu semblés donner naissance au so- « leil, au ciel, à l’aurore. L’ennemi a disparu devant M toi.
« Indra a frappé Vritra , le plus nébuleux de ses « ennemis. De sa foudre puissante et meurtrière, il lui
1 . Rig-Véda, secl. il , lect. 5, h. 8, i. I , p. 438 el «uiv.
2, Oti «oui trois sacriUces particuliers.
LA RELIGION
« a brisé les membres, tandis que Alii, tel que l’arbre « attaqué par la bâche, gît étendu sur la terre.
« Comme il n'avail point de rival à craindre, enivré « d’un fol orgueil, Yritra osait provoquer le dieu fort « et victorieux qui a tant de fois donné la mort. Il n’a « pu éviter un engagement meurtrier, et l’ennemi « d’Indra, d’une poussière humide a grossi les rivières.
« Privé de pieds, privé de bras, il combattait en- « core Indra. Celui-ci le frappe de sa foudre sur la « tête, et Yritra, cet eunuque qui affectait les dehors « de la virilité, tombe déchiré en lambeaux.
cc Ainsi qu’une digue rompue, il est couché par terre tt et recouvert de ces eaux dont l’aspect charme notre « cœur; ces ondes que Yritra embrassait de toute sa « grandeur, foulent e t pressent maintenan t A hi terrassé.
« La mère de Yritra s’abaisse. Indra lui porte par- « dessous un coup mortel ; la mère tombe sur le fils. « Dânou est étendu comme la vache avec son veau.
« Le corps de Yritra, ballotté au milieu des airs agi- « tés et tumultueux, n’est plus qu’une chose sans nom « que submergent les eaux. Cependant l’ennemi d’In- « dra est enseveli dans le sommeil éternel '. »
1. Hiij-Véda, secl. i, lecl. 2, li. 13, t. 1, p. 66-57. Ce mythe a certainement une grande analogie avec celui de lu cliute des auges et du combat des Amscliaspands et des Uews. Il est à noter que le passage du pro|ilièle Isute (xiv, 12 et suiv.), dans lecpiel on a cru voir la première trace de la tradition très-postérieure 6 l’époque mosaïque de la défaite de Satan et de ses légions, reproduit tout à fait une idée védique; Ousanas, la planète Vénus, est le chef et le précepteur des Asouras , absolument de même que le Lucifer mentionné dans Isule ; il est représenté eomme sans cesse en Julie avec les dieux et ayant été précipité du haut du ciel. Voy. Riy-Yida, secl. i, lecl. 4, II. 6, V. 10, I. I , p. 98.