‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 74 sur 278 · Nève, O. c., p. 219. — Lassen, o. c., p · texte numérisé non relu

Nève, O. c., p. 219. — Lassen, o. c., p

DES ARYAS

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que antérieure, cela est très-douteux. Il parait plus naturel d’y voir avec M. Langlois ‘ les rites, les cérémonies déifiées.

Les Ribhavas sont représentés comme trois prêtres des premiers âges, auxquels leur grande réputation de vertu a fait attribuer l’immortalité par les générations suivantes, et qui, à ce titre, ont été associés aux Dévas. Tels qu’ils sont représentés dans le Rig-Yôda, ils exercent, ainsi que l’observe M. Nève, l’influence morale de dieux intelligents ; ils offrent à leurs adorateurs le plus haut idéal de cette vertu puissante dont leur carrière terrestre a fourni le premier modèle. On les voit jouer dans la mythologie védique le môme rôle que les Cyclopes, lesTelchines, les Curètes, les Dactyles, dans la mythologie grecque. Ce sont à la fois des ministres des autels et des artisans merveilleux qui font servir leur art au culte des dieux. C’est ainsi qu’ils ont forgé pour les Açvins un char rapide dont les roues tournent avec vélocité ; ils ont créé les coursiers fauves attelés au char d’Indra, et de même que les Cyclopes se rattachent à Hêphæstos, le Vulcain grec, les Ribhavas se rattachent à Tvachtri, le grand artisan céleste, habile à toute œuvre, à Viçvacarman*.

La théogonie védique dont je viens de présenter l’aperçu, accuse une époque primitive où le sentiment religieux et l’imagination, livrés à eux-mêmes, n’ont point été réglés par l’esprit de méthode et de classification, qui ne devient pour l’intelligence un besoin

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