‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 75 sur 278 · Rig-Véda, trad, Langlois, 1. I , p. 255, note · texte numérisé non relu

Rig-Véda, trad, Langlois, 1. I , p. 255, note

2. Voy. ce qui a été dit plus haut, p. 69, et Kuhn, Urgescliidile der Indo-germanischen Volker, dans \a Zeitschrift für, etc,, p. lit.

LA RELIGION

qu’à un âge plus avancé de la vie des sociétés. La religion n’est point encore arrivée dans le Rig-Véda à l’époque que l’on peut appeler tliéologique; elle n’a pas même atteint l’àge épique, c’est-à-dire celui où l’imagination, dominant le sentiment religieux, associe à l'idée de la Divinité une suite d’événements, de hauts faits, d’aventures dont elle compose l’histoire de celleci La période védique est celte que l’on peut appeler odique. Les croyances ne s’y manifestent que par des chants en l’honneur des dieux, et c’est dans ces chants que prend naissance le mythe dont le développement produit l’épopée. Il y a là un mode de génération tout semblable à celui de l’histoire qui commence aussi par des chants populaires rappelant tes exploits de la nation et de ses chefs. La chronique recueille ces traditions poétiques, les dépouille de leur mètre et s’efforce d’y introduire l’ordre chronologique ; elle est aux chansons historiques ce que l’épopée mythologique est à l’hymne religieux.

Ce que je viens de dire explique pourquoi il n’existe entre les divinités des Aryas, que des rapports mal définis qui prêtent d’autant plus à la confusion, à l’assimilation des divinités entre elles, au transport à l’une des attributs de l’autre, que leur origine sabéiste donne à tous ces dieux une physionomie commune. On ne doit donc pas s’étonner de ne point rencontrer dans la mythologie védique les principaux traits de la religion brahmanique, quoique les éléments de celle-ci s’y trouvent presque tous en germe. Même avec son carac-

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