‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 76 sur 278 · Voy. Lasseo, Indisch. AUerthumsk., t. 1, p. 18 et · texte numérisé non relu

Voy. Lasseo, Indisch. AUerthumsk., t. 1, p. 18 et

DES ARYAS

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1ère essentiellement primitif, le védisme offre une richesse de personnifications, une variété d’ima”:es et de création où se manifeste la fécondité du "énie aryeu. Ce polythéisme si poétique tranche avec la sobriété du monothéisme hébraïque. La divinité se réfléchit à l’infini dans toutes les images que la nature offre aux yeux, et chacune peut ainsi devenir le point de départ d’une religion nouvelle. Aussi peut-on dire que l'Inde, l’Inde védique, est la terre classique des religions. Voilà pourquoi, tandis que le culte védique donne naissance dans l’Hindoustan au brahmanisme, il enfante dans la Perse le mazdéisme, et ses souvenirs, apportés en Europe, deviennent le point de départ des religions helléniques et italiques, de celles des Germains, des Slaves et des Celtes.

Toutefois sous cette étonnante diversité de créations divines, l’esprit humain saisit de bonne heure l’unité qui en faisait le fond. L’Anoucramani du Rig-Yéda, attribué à Câtyûyana*, table générale des hymnes de ce recueil, qui donne non-seulement les premiers mots de chaque hymne, le nombre des vers et leur mètre, le nom et la famille des poêles , mais encore le nom des dieux, nous montre les premiers efforts faits pour arriver à remettre l’unité dans une théogonie si complexe. Il y a, dit cet ouvrage, trois divinités : la terre, l’air et le ciel sont leur empire, et Agni, Yàyou et Soùrya, leur nom. La diversité de leurs œuvres leur a fait attribuer des noms différents et adresser des h} urnes divers. Ailleurs dans le inènie livre, toutes les divinités sont rame-

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