I. Voy. Mux Mullur, o. c,, p
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nées à une seule, le Soleil, donné poiu- lame de tous les êtres; les autres ne sont que des manifeslalions de sa puissance Ce dernier système, qui est celui du Niroukta, apparaît déjà dans un hymne curieux aux Yiçvadévas, attribué à Dîrghatamas ■'.
« L’esprit divin qui circule au ciel, y est-il dit, on « l’appelle Indra, Mitra, Yarouna, Agni. Les sages don- « nent à l’étre unique plus d’un nom; c’est Agni, Yama « Màtarisvan. »
Le Niroukta , qui remonte à une époque antérieure au bouddhisme, est le plus ancien essai de systématisation qui nous soit resté des notions religieuses répandues dans le Rig. Il appartient pour le fond à un âge où en môme temps que le besoin de notions plus précises sur les dieux se faisait sentir, le sens attribué à beaucoup d’expressions employées dans les hymnes védiques, commençait à s’oublier. Les dieux y sont divisés par classes, et à chacun d’eux est assigné un séjour spécial dans le ciel, dans l’univers Mais ce livre n’est déjà plus l’œuvre des Aryas, c’est celle des Hindous. Pour ce motif, le mouvement religieux auquel il correspond ne saurait être reporté aux origines des religions indo-européennes, et je dois me borner à signaler ici la démarcation qu’il établit entre l’époque védique et celles qui l’ont suivie.
Les plus anciens hymnes du Yôda datent d’un âge
J. Lassen, o. c., p. 10 et 7C8.
2. Itiij-Yéda, sccl. Il, lect. 3, li. t, v. 40, Irait. Langloia, I. I, p. 389.
3. La dislriliuion des dieux en dieux de la (erre, de l’air et du firniauiunl est consignée dans la troisième partie du Niroukta, appelée Daivala. Voy. Max Muller, o. c., p. 155.
DES ADYAS.
encore trop peu avancé de la vie religieuse, pour renfermer un système cosmogonique et une notion arrêtée de la vie future. Les Aryas n’avaient, dans le principe, sur l’origine du monde et l’immortalité de l’âme, que des idées vagues variant d’une personne à l’autre; c’est seulement à l’époque correspondant aux hymnes les plus récents du Rig-Vêda, que ces idées prennent un caractère plus précis et tendent à constituer un dogme.
La création de l’univers est attribuée à Indra par la plupart des chantres védiques : « O Indra , seul tu « as fait tout ce qui existe*. » — « C’est Indra qui « étend et soutient la terre » — « C’est à lui qu’on « doit les jours, les chevaux, les plantes, les vaches, « les eaux, les forêts®. » Tel est le langage du Rig. «Indra naît, s’écrie Renou, fils de Viçvûmitra * ; à sa «suite viennent avec amour, les mois, les arbres, «les plantes, les montagnes célestes, le ciel et la « terre, les ondes. »
Cette terre qu’a créée Indra , par son immensité elle en est l’image, comme le dit le chantre védique. « Ha- « bitant au fond de l’éther resplendissant, de ta nature « fort et superbe, pour notre bien tu as fait la terre « à l’image de ta grandeur ; tu parcours le ciel heureu- « sement environné des eaux\ » C’est dans ce ciel qu’Indra a placé le soleil pour élargir l’horizon; il en a