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semblable à celle qu’il a menée ici-bas. Dans sa pensée, celui qui a élé fidèle aux dieux, qui s’est montré grand et généreux, doit goûter au ciel une douce félicité.
« Puissé-je arriver à cette demeure de Vichnou, où « vivent dans les plaisirs les hommes qui lui ont été « dévoués, dit Dirghalamas; celui qui fait des libations « en l’honneur de Yicbnou aux longs pas, devient son « ami dans cette région supérieure «
Comme beaucoup d’autres peuples , les Aryas prenaient les étoiles pour l’éclat dont sont environnés les fortunés habitants de la cour céleste : « Les hommes « généreux ont une destinée miraculeuse; leurs soleils « brillent au ciel ; ils ont part à l’ambroisie et prolon- « gent leur existence, » dit Çakchivan
Ces hommes devenus parfaits forment après leur mort, sous le nom de Sâdhrjas, une classe de demidieux célestes®, et cette circonstance rattache l’eschatologie védique au culte des ancêtres, à celui des sages des anciens âges qui ont mérité par leurs vertus et leurs œuvres réputées surhumaines la jouissance de Yamrita, c’est-à-dire de l’immortalité L
Plusieurs des divinités secondaires le plus fréquemment rappelées dans le Rig-Vôda, les Ribhavas, les Marouts, lesÂngiras, se présentent aussi comme des mortels déifiés à raison de leurs vertus. J’ai déjà parlé des deux premiers ordres de héros; quant aux Angiras, ils paraissent avoir été, à l’époque védique, une