‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 86 sur 278 · Ibid., 8ccl. Il, lect. 4, h. 7, r. 5, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Ibid., 8ccl. Il, lect. 4, h. 7, r. 5, 1. 1, p

4 . Voy., sur le véritable sens de Vamrita , les intéressantes considérations de M. Nève, Essai sur le mythe des Ribhavas, p. 289.

LA RELIGION

des principales familles sacerdotales*. Dans les traditions postérieures recueillies par les commentaires appelés brâhmanas^ ils sont mentionnés comme le type des prêtres pieux Mais il ne faut pas que l’épithète de prêtre donne ici le change. Des personnifications toutes abstraites ont souvent fini par prendre ce caractère. Un llichi auquel un hymne à la création est attribué porte le nom à'Yadjna, c’est-à-dire sacrifice, et n’est que le sacrifice personnifié; l’auteur de l’hymne à l’âme humaine s’appelle Pradjâpati, c’est-à-dire le maître de la création, le créateur. Hiranyagarbha est de même supposé l’auteur de l’hymne au dieu créateur, et ce nom signifie l'œuf d'or d’où est sorti le dieu et dans lequel est renfermé le monde, flottant avec lui sur les eaux. Ces équivoques et ces allusions sont trèsfréquentes dans le Kig-Vêda, et plus encore dans les autres Vêdas, écrit M. Barthélemy Saint-Hilaire; des hymnes adressés à Agni sont attribués à Agni lui-même et aux Dêvas ; quelquefois c’est le grand Indra qui se fait Richi et se célèbre lui-même. Ailleurs c’est la voix [Vdk), qui est l’auteur inspiré et devient une personne réelle fille d’un sage appelé Abhriman. » Les Marouts figurent aussi comme des prêtres, quoique dans le Rig ce nom s’applique aux vents déifiés, confondus avec les

1. Journal des savants, sept. 1853, p. 538, 539. Voy.' Lassen, Indisch. Alterthums., t. 1, p. 769. — Il règne au reste dans les V6das, comme je viens de le remarquer, une certaine confusion entre les prêtres et les divinités. C’est ainsi que Vasichtlia, l’un des poètes védiques dont le nom signifie tris-brillant , a parfois clé confondu avec la déesse de l’aurore, à laquelle celle épithète est appliquée. Voy. Max Muller, Essai de mythologie comparée, trad. franç., p. 77.

Page 1