Voy. Max Muller, o. c., p
DKS ARYAS.
âmes des mortels, dont le vent enlève le souffle au moment où ils expirent. Aussi le Niroukla place-t-il les Marouts à côté des Pilris ou ancêtres*, que l’Hindou invoque encore aujourd’hui dans scs prières journalières. Le sacrifice aux ancêtres est en effet le lien principal qui rattache le brahmanisme à la religion des temps védiques; il y constitue la partie essentielle du culte domestique. L’adoration des Pitris, de même que les sacra privata chez les Romains, se transmet dans une même famille de génération en génération. Ce sacrifice aux ancêtres, ou çraddha, a pour but de faciliter aux âmes des morts l’accès du ciel ; il les déifie en quelque sorte. Si l’Hindou négligeait d’accomplir ce sacrifice, il se rendrait coupable d’un véritable parricide; il manquerait, de la façon la plus répréhensible, aux premiers devoirs de la piété filiale, puisqu’il exposerait les âmes de ses aïeux à être précipitées du séjour céleste*.
Les Pitris sont appelés les pères du sacrifice, et se confondent parfois avec les feux d’Agni : ils apparaissent comme des Dêvas qui ont cessé de briller aux deux, comme les rites personnifiés dont l’œuvre est terminée.
Les châtiments ne sont point annoncés aux méchants dans lespremiers hymnes du Vêda. Tout mort qui n’a pas mérité de prendre rang parmi les dieux, va simplement se réunir à la grande Aditi et retrouver son père et sa mère Son corps retourne aux éléments ; il rentre dans le Pantchatvan; mais son âme immortelle est protégée