Loiseleur-Deslongschamps, Lois de Manou, p
3. Biy-Yida, sect. i, lect. 2, h. S, v. 2, t. I, p. 40 et 259.
LA RELIGION
par Agni, qui lui forme un corps suhlil, la place sur une espèce de chariot à laide duquel elle s’élève dans les deux. La partie de notre être qui va se fondre dans le sein de la nature, c’est l’esprit de vie, Djivâtma, lequel s’absorbe dans l’âme suprême, Paramâtma.
Aux derniers achtakas du Rig-Vôda, se montrent les premiers linéaments du dogme de l’enfer. Le chantre s’adresse à Yama , roi des Pitris , personnification de la terre et de la mort. Ce Yama tient à la fois de l’Hadès ou Pluton, et du Gronos des Grecs. Le premier de ces dieux n’est en effet qu’une personnification chthonienne de la Terre considérée comme le grand réceptacle des morts. Tel est aussi parfois le caractère que prend Yama dans le Rig-Yêda, ainsi que le prouve, par exemple, cette stance d’un hymne adressé au nuage sous le nom de Véna : « Quand ceux qui te désirent te « voient voler dans le ciel sur ton aile d’or, ils recontt naissent le messager de Yarouna, l’oiseau qui porte la tt pluie au seind’Yama '. » Gronos, de même qu’Yama, règne sur les âmes dans un séjour de béatitude et de joie, dans un paradis que l’Arya des derniers âges demande pour lui après son trépas*. Yama est le gardien des cadavres, dont le feu, sous le nom de Mrityou, consume les chairs; il est la mort personnifiée, le Tha-