‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 9 sur 278 · Ibid., vni · texte numérisé non relu

Ibid., vni

LA RELIGION

répand la pluie *, chasse les nuages et fait briller le soleil dans le ciel éclairci^; il domine les mondes, et de son vaste regard embrasse tout Tunivers®.

Toutefois le Zeus homérique est un être beaucoup plus bumain que ITndra védique; il dénote une conception plus étroite et plus enfantine. L’Arya donne bien un char et des coursiers d’azur à son dieu ; il le compare ù un guerrier, à un héros, mais en parlant ainsi, il laisse percer l’allégorie. Le dieu grec, au contraire, est vraiment un homme assis sur les nuages, traîné dans un char réel . L’anthropomorphisme qui s’attache à la conception de l’Indra n'est que celui qu'on retrouve dans celle de Jéhovah. Le Dieu d'Israël olîre en effet une foule de traits de ressemblance avec celui des Âryas. En lisant certains passages du Yôda relatifs à Indra, on croit entendre la voix du prophète hébreu, celle du Psalmiste. Mais empreint davantage du sentiment moral qui place si haut la religion hébraïque, le cantique d’Israël respire un sentiment de contrition du péché, une douleur d’avoir offensé le Tout-Puissant, absents dans le Rig-Yêda, qui, par contre, fournit de l’Être suprême des images plus poétiques et plus hardies.

Sans doute, comme je l’observais en commençant, il existe entre Jéhovah et Indra cette différence que le premier est un dieu unique, tandis que le second n’est que le roi des dieux. Mais, ainsi que le remarque un savant indianiste ^ lesDôvas étaient, dans le principe,

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