lUg-Véda, sect. vu, lect. G, h. 13, t. IV, p
2. Vo;. Rolh, O. c. , p. 430. Le nom de Manou ne se retrouve pas dans les livres maidéens , ce qui fait croire que l’idée de ce personnage était chez les Aryas d’une date comparativement récente.
3. Voy. Westergaard , Beitrag zur altiranUchm Mythologie, dans Weber, Indische Studien, t. 111, p. 403 et suiv.
DES ARTAS. 133
voulant séduire Adam et une allusion à l’œuvre de la génération. Et cependant en d’autres passages, ainsi que l’a remarqué M. Langlois, Yamî paraît n’étre autre que la prière qui s’adresse à Yama. On voit de môme la prière faite à Indra représentée, sous le nom d’Indrâni, comme l’épouse du dieu, et la prière adressée à Agni figurer aussi sous le nom d’Agnâyi, comme son épouse. C’est ainsi que dans le Cantique des Canti~ ques, la prière prend les traits de l’épouse du Seigneur. Yama est véritablement à Agni ce que Yarouna est à Mitra. C’est un Agni nocturne, l’Agni mort dans le sacrifice et endormi dans Varani, où il doit renaître. Un hymne védique nous dit en effet que Vrihaspati^ le sacrifice, meurt et livre son corps à Yama ‘. Dans un un autre hymne adressé à la flamme qui brûle le corps du mort, on trouve développée la même idée :
« O Agni, garde-toi de brûler, de consumer ce (tré- « passé). Ne déchire ni sa peau ni son corps. O Djûta- « védas, si tu es satisfait de nos offrandes, prôte-lui tes « secours avec les Pitris.
cc Si tu es satisfait de nos offrandes, 6 Djétavédas, « entoure-le avec les Pitris. Il vient pour obtenir le « (corps) qui transporte son âme. Qu’il soit au pouvoir « des dieux.
« Que l’œil aille dans le soleil, le souffle dansVâyou. (t Remets au ciel et à la terre ce que tu leur dois. Va « donner aux eaux et aux plantes les parties de toii « corps qui leur appartiennent.
« Mais il est de son être une portion immortelle.