‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 91 sur 278 · Rig-Véda, gect. vu, lect. 5, h. T, t. IV, p · texte numérisé non relu

Rig-Véda, gect. vu, lect. 5, h. T, t. IV, p

LA RELIGION

« C’est elle qu’il faut échauffer de tes rayons, enllam- « mer de tes feux. O Djâtavédas, dans le corps fortuné, « formé par toi, transporte-le au monde des (hommes) « pieux.

«O Agni, fais- le redescendre ensuite parmi les « Pitris; qu’il vienne au milieu des invocations et des « offrandes. Revêtu delà vie, qu’il prenne une dépouille « (mortelle). O Djâtavédas, qu’il s’unisse à un corps.

« (Cependant) qu’un noir oiseau, que la fourmi ni le « serpent, ni la héte de proie ne touchent point à ton « ancien corps.

« Qu’Âgni, que Soma, qui a désaltéré les enfants des « prêtres, te préservent de tous ces accidents.

« Mais éloigne cetÂgni qui mange la chair ; qu’il aille « dans l’empire d’ Yama, emportant avec lui le péché ' . »

S’il n’existe pas dans la religion védique de théologie proprement dite, on y trouve cependant un fonds commun de croyances et d’idées. Chaque trihu, chaque famille avait ses hymnes et ses adorations particuliers. Entre ceux qui les avaient composés, quelques-uns laissèrent un souvenir plus profond, et leurs noms sont restés attachés à des chants religieux, à des hymnes même qui souvent étaient d’une date postérieure. Car malgré la division régulière du Rig-Véda^ due à un travail de raccordement moins ancien, on reconnaît dans ces divers cantiques une grande différence de temps et de lieux*.

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