Nève, Études, p. 17 ; Max Millier, o. c., p. 50 cl suiv
DES ARÏAS.
Les sages des premiers jours qui apparaissent à la tête de Thistoire ancienne, ce sont les Richin ou saints. Leur nombre a été porté postérieurement à sept, sans doute parce qu’on les a identifiés avec les sept rayons d’Agni personnifiés'. De là plus tard leur assimilation aux planètes qui étaient pour les Aryas des émanations de ces rayons. Les Richis ont, d’après la tradition brahmanique, les premiers récité et appris aux hommes les invocations qui rendent les dieux propices*. Telle est l’explication de cette phrase du Véda : « Les Richis , désireux d’obtenir des choses particu- « Hères, se sont approchés des dieux avec des prières « composées en mesure. y> Un respect religieux pour les amis de la Divinité est commandé par les Hindous comme un devoir dont l’accomplissement mérite les faveurs du ciel. Un hymne de Cânva, adressé aux Marouts, se termine par ces mots :
« Lancez l’ennemi comme une flèche contre ceux « qui osent haïr les Richis®. »
Entre ces Richis, les plus célèbres sont les Angirasides ou membres de la famille d’Angiras dont j’ai prononcé plus haut le nom. On attribue à Angiras et à scs fils un grand nombre d’hymnes du recueil védique L Dans d’autres ils sont mis en scène et représentés comme jouissant plus particulièrement de la protection divine. Aussi a-t-on fini par les associer aux dieux