‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 93 sur 278 · Nève, Essai sur le mythe des Ribhavas, p. 22S · texte numérisé non relu

Nève, Essai sur le mythe des Ribhavas, p. 22S

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mômes. Dans les chants attribués à la famille des Golamides, les fils d’Angiras sont célébrés non-seulement comme les serviteurs d’Indra, mais comme ses auxiliaires dans la recherche des vaches célestes*. L’imagination aryenne ne s’est pas arrêtée là. La personnalité du -richi Angiras a fini par disparaître, ou pour mieux dire, par être complètement assimilée à celle de la divinité au culte de laquelle il avait été voué. Angiras fut peu à peu rapproché de la personnification du feu, du dieu Agni*; et voilà comment, ainsi que je l’observais ci-dessus, les prêtres ont été confondus avec les Dêvas et les Marouts®.

Les souvenirs des premiers âges religieux de la société aryenne donnèrent donc naissance à une double idée, celle d’une sagesse divine primitive et d’une révélation. Les plus anciens chefs de tribu, les patriarches, qui étaient les prêtres, à l’époque où le père de famille invoquait lui-même pour les siens la protection du ciel et accomplissait le sacrifice, apparurent à l’imagination des âges suivants comme des êtres surhumains, des mortels privilégiés ayant été en commerce avec les Dévas et l’objet de leur constante sollicitude. Les hymnes laissés par eux ne furent plus seulement de respectables témoignages de leur piété, mais des révélations. La transmission de ces chants, qui s’était d’abord opérée au sein des familles, des tribus*, devint une partie nécessaire du culte,

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