Ibid., sect. i, Icct. 7, h. 15, v. 3, t. 1 , p
LA KELIGION
« chants et ces nouveaux pour toi qui es vieux. Ces li- « bâtions ont été faites à celui qui répand ses bienfaits «sur nous; le feu sacré a été entretenu de généra- « tion en génération*. » L’hymne réuni au sacrifice, voilà qui lie l’homme à la Divinité; c’est, comme dit l’hymne védique , un fil qui joint le vivant au mort et par lui avec les premiers ancêtres de l’homme, les dieux’*.
Cette observation rigoureuse des rites, cette répétition des chants religieux sont pour l’Arya presque le premier devoir, et par là ils constituent le point de départ, le fondement de la morale. Le prêtre en est le plus fidèle, le plus rigide observateur. Comme chef de famille, il doit à la tribu l’exemple de la vertu et de la piété. Voici le portrait que nous en trace un hymne védique :
« O Vrihaspati, le nom de la parole (sainte) doit être « placé avant tout. Prononcez ce nom qui est pour nos « amis le plus grand, le plus salutaire. Qu’avec affec- « tion il soit proféré sur le foyer et que sa vertu s’y « manifeste hautement.
« Comme l’orge se purifie dans le crible, la parole « (sainte) se forme dans l’âme des sages. C’est là l’é- « preuve des vrais amis ; car toute leur valeur est dans « la (sainte) parole.
« Mais il est tel qui voit sans voir la (sainte) parole ; « tel autre qui l’entend sans l’entendre... Un (sacrifi- « cateur) peut passer pour être solide en amitié et ce-