‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 97 sur 278 · lUg-Véda, swt. iv, lect. 6, h. 4, v. 5, t. Il, p · texte numérisé non relu

lUg-Véda, swt. iv, lect. 6, h. 4, v. 5, t. Il, p

DES ARVAS.

conscience plus ou moins vague que pour plaire à Dieu il faut pratiquer le bien, qu’en le faisant on se conforme à sa loi; toutefois ce sentiment n’évcille d’abord en lui qu’une idée personnelle et égoïste ; il n’a en vue que de s’assurer une récompense de la part de Dieu qu’il croit satisfaire. C’est un marché qu’il conclut, non un devoir dont il s’acquitte. Ayant le choix entre une bonne et une mauvaise action, il choisit la première, parce qu’il compte qu’elle lui rapportera davantage. L’Arya voulait de môme s’assurer ici-bas la félicité et la richesse, qu’il tenait pour le plus grand bien ‘ ; il cherchait à gagner par ses libations l’amitié des dieux. Peu à peu cependant, il s’éleva à des idées plus pures, moins intéressées. En réunissant les divers préceptes moraux énoncés dans les hymnes du Ilig, on peut suivre ce développement du sentiment moral , qui finit par atteindre des conceptions aussi élevées que celles qui se rencontrent chez les Juifs, au temps de la captivité, et chez les chrétiens.

L’Arya demande à ses dieux de longs et d’heureux jours, des troupeaux abondants, une nombreuse génération, le succès de ses entreprises, le pouvoir et l’abondance. C’est surtout à Indra qu’il s’adresse comme au plus puissant de tous, car ce dieu, comme dit Yrihaddiva est d’un secours puissant pour la maison qu’il daigne visiter.

a Indra éloigne de nous la mort, » lit-on dans un

1 . « Cette riclicBse estimée, qu’on blâme quand on ne la possède « pas, tu la liens dans ta main, » dit en s’adressant à Savitri un hymne védique. — Kig-Yidu, secl. i, lect. 2, li. 4, v. 4, t. I, p. 40.

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