‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 106 sur 251 · Syaesius s^écrie dans une de ses hymnes (lY, v · texte numérisé non relu

Syaesius s^écrie dans une de ses hymnes (lY, v

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3. Dans la légende de la résurrection du martyr Patrocle, ce saint personnage, amené devant Néron, tient à l'empereur ce langage, où il est facile de voir qu'il n'est question que de la résurrection morale opérée par le baptême, et nullement d'une résurrection véritable, comme le présente le récit. Néron dit à Patrocle : ft Patrocle, vivis? » Celui-ci lui répond : v Cœsar, vivo. Quis te fecit vivere?» reprend l'empereur, et Patrocle s'écrie avec l'accent de l'enthousiasme : a Dominas meus, Jésus Christus, rex omnium sacculorum » (Laur. de Labarre, Histor, wt. Patrum, lib. 11 ; rfc Pastione B. PatrocU. p. 53.

*'T. Ruyr, Recherches des saintes antiquités de la Vosge, p. 67.

5- Glry, 20 janvier. On lit, dans Vincent de Beauvals, Spéculum historiale, Hb. ^in,c.76, au sujet de saint Arnolphe: Accepte crgo sancto viro baptismi sacra- *60lo, repente de corpore ejus lepra recessit.

de Saint-Jean-de-Latran, on lisait au-dessous d*une mosaïque représentant le baptême de Constantin :

« Rex baptizatur et leprae sorde levatur'. »

On voyait jadis, à Tune des portes extérieures de Saint- Saturnin de Toulouse, la statue du saint baptisant une jeune fille, avec cette inscription :

a Jure novae legis sanatur filia régis *. »

Mais le peuple qui ne pouvait comprendre qu'il s'agissait d'une guérison figurée, de la guérison du péché, racontait que le saint avait guéri miraculeusement une jeune fille et cette autre inscription, écrite au-dessous de la statue, achevait son erreur :

« Cum baptizatur, mox mordax lepra fugatur^. »

Un païen, un pécheur endurci a-t-il été illuminé des lumières de l'Évangile par la doctrine de Jésus, suivant le langage figuré de la foi nouvelle, il a été guéri de son aveuglement. Cette confusion de l'expression métaphorique et du sens littéral a laissé, jusque dans un des premiers monuments-^ de l'antiquité chrétienne, une trace irrécusable. Dans le récil de la conversion de saint Paul, rapporté dans les Actes des Apôtres *, après avoir dit que le saint apôtre, allant combattr<

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