Histoire de saint Saturnin, par Tabbé A. S., p
2. Ribadeneira (l. I, p. 319. Irad. Gautier, 19 mars) rapporte qu'un prêtre cor 1
cubinaire, qui était tout chiirgéde lèpre, voyait cette lèpre disparaître à la mess — t au moment de la consécration; mais après la communion, cette lèpre reparai s
sait. Ne reconnaît-on pds clairement ici l'image du péché, de la lèpre mnrai*» j
laquelle le prêtre coupable était en proie, et qui ne disparaissait qu'au momp. m où, revêtu du caractère divin, l'homme disparaissait en lui et où il ne rest «sjl plus que le ministre 'le la divinité? Au reste, c'est presque toujours sou>l i^ fa lèpre que l'erreur et le péché apparaissent au moyen âge. Roi Ion, duc de N^^ar trmandie, se voit, dans une vision qui lui annonçait sa conversion, purifié ûe^^ la lèpre par l'eau d'une fontaine limpide et odoriférante (Guill. de Jumiègos, F;^r'/>toire des yormands, liv. XI, c. 5).
3. (lelte même idée figurée, mal comprise, a donné naissance aux guéri8on==B, de maladies, par l'eau bénite, par l'eau lustrale qui lave l'homme du péché « «.i^a homo sanatur » (Cf. Vita S, Cut/iberti, XX Mari,, ap. Colganum; Actn sancto-mnwm Hiberniœ, c. 29) ; ou encore aux guérisons par le saint chrême, l'huile qui pu ri ne le corps de ses souillures (Cf. op. cit., c. 35).