‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 120 sur 251 · Gilbert, Description de la cathédrale de Chartres, p · texte numérisé non relu

Gilbert, Description de la cathédrale de Chartres, p

5. Voyage pittoresque en Bourgogne, Saône^et-Loire, p. 11 (in-f% Dijon, 1835), Bulletin du Comité des Arts et des ifonuments, 11* num., p. 257.

6. Gilbert, Description historique de léglise cathédrale de Notre-Dame d'Amiens, p. 35; Laborde, ouv. cit., t. 11, pi. 164, p. 28.

7. Gilbert, Description historique de la cathédrale de Roueiif 2e édit., p. 51 ; Laborde, ouv., t. H, pi. 196, p. 28.

8. J.-S. Gotinan, Architectural antiquities ofNormandy, 1. 11, p. 87, In-K

9. Mérimée, Notes d*un Voyage dans COuest de la Ftance, p. 61.

10. On retrouve encore le môme sujet à Saiiite-Foy-de-Conques. Mérimée, Noies d'un voyage en Auvergne, p. 184; voyez dans l'ancienne France : en Languedoc, 1. 1, pi. 96, 8; sur un cbapiteau de l'église de Chavigny, Caumont, BuUetin monumental, t. 1; sur un vitrail de la cathédrale de Bourges. A. Martin et Gh. Cahier, Vitraux peints de Sainl-Étienne de Bourges, liv. II, pi. 1; à Saint-Nectaire (Puyde-Dôme), sur un chapiteau. Bulletin du Comité des Arts et Monuments, no 1, p. 56. Sur un bas-relief du tombeau du pape Paul 111, on voit aussi saint Michel portant un glaive de la main droite et une balance de la gauche. Crifft. Vatic. mon. ilL, lab. L\XVI. Dans un bas-relief du tombeau du bienheureux Alberto, de Tordre de Cluny, mort au monastère de Pondida, en 1095, on voit un homme à cheval, portant une balunce, avec une Ame dans chaque plateau. D'Agincourt, Peintures^ pi. 26. A l'abbaye de Westminster, on voit, sur le tombt^au de Henri Vil, saint Michel portant le fléau de la balance. Carter, Spécimens of the andent sculptures and paintings, pi. LVlll.

11. C'est ce qu^on voit par exemple à Notre-Dame de Paris, à Notre-Dame d'Amiens. Ce posément y fait partie de la représentation de la grande scène du jugement dernier, ce qui n'a pas lieu à Sainte-Croix-de-Saint-Lô, par exemple, où le sujet est isoIT*. A Paris et à Amiens, les diables entourent les réprouves d'une grande chaîne, sorte de lien dont ils se servent pnour les attirer à eux. et dont ridée a peul-éln; élë suggérée par ce passage de l'Écriture : a Praeoccupaveruiit me lci([uei niortis », Ps. XV11,6; et qui rappelle cette expression d*Othlon, Visio XIH, p. 584, ap. Tltesaurus Ànecdotorum, t. 111, p. 11 : « Abraham Judseuai video igneis catenis trahi in infernum. »

12. On attribuait surtout à la Vierge une grande puissance dans ce moment ter~ rible. Aussi chantait-on dans ses litanies : « In judicis dislricto examine, libère nos, Domina, ab inforni horribili cruciamine. — Si quis decedat contritus (^: confessus, licet non satisfecerit de peccatis, tamen boni angeli confortant ipsuL~^ contra concursum dasmonum... nio\ advenit Virgo Maria alloquens et daBmciz: niuni. » Hermanni Contrnrti crnnicon, ap. Eccard. Cf. Michelet, Histoire de Fi'nnc * tome 11, p. 301. Cela rappelle le drame de Bartule : L'homme par devant Jésus, ^

du manuscrit de la Bibliothèque royale intitulé : a Faits et miracles de Notre-Dame », porte en tête : « D'ung clerc qui fut pesé en la balance par saint Michel, à la demande de saint Remy '. » Cette croyance d'un pèsement futur remonte fort haut, puisqu'elle s'est conservée en Orient, chez les Mandéens ou Manda-di-Haï (disciples de la Parole de vie). Le Diçan^ un de leurs principaux livres religieux, dit : « A l'agonie, les diables, au nombre de trois cent soixante, s'emparent de l'âme du mourant, et la mènent, par un petit chemin étroit, gardé par des serpents, des chiens, des lions et des tigres, où elle est dévorée si elle est morte en péché; sinon elle passe outre, et passe devant Dieu, assis sur son siège de majesté, pour juger le monde ; là, deux anges, Beedat et Gourât, pèsent dans une balance les actions de chaque âme^. »

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