Traduction Guizot, p
« Dieu dans ma chair, moi et non pas un autre, et que je le « contemplerai de mes propres yeux M>. Il fit étendre ce rouleau sur sa poitrine, afin que les hommes lettrés pussent le lire. Cette même inscription en latin figurait sur le tombeau d'un chanoine de Poitiers, chancelier de Noyon, mort en i3oo'. Au Jugement dernier, succéda sur le tympan des églises l'Arbre de Jessé, sans doute pour inculquer au peuple la croyance à la virginité de la Vierge, à l'immaculée conception. C'était pour la même raison qu'on représentait souvent sur les tombeaux la résun*ection des morts. Celle-ci et le Jugement dernier se voient au portail latéral de droite de b cathédrale de Bâle, sur les archivoltes.
C'était dans un pareil but d'enseignement que les diptyques, on tablettes sculptées qui ornaient les autels ^, et la couverture des livres, retraçaient les faits de l'Écriture Sainte, et que les évêques décoraient l'intérieur de leurs églises de pein- ^es ou de mosaïques, dont les sujets étaient empruntés à l'Ancien ou au Nouveau Testament et à l'Apocalypse*. Tout 4aiis ces images, jusqu'à leur ordre et à leur disposition relative, avait pour but Finstruction du peuple. « Le centre, dit M. Didron ^ est préférable à la circonférence comme place d'honneur. Dans une voussure de la cathédrale, dans le ^hamp d'une rosace, c'est au centre qu'on met soit Dieu le Créateur et le Juge, soit la Vierge Marie, qui est la première