‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 188 sur 251 · EXAMEN RATIONNEL DES LEGENDES; GARANTIES DAUTHENTICITÉ. CONCLUSION · texte numérisé non relu

EXAMEN RATIONNEL DES LEGENDES; GARANTIES DAUTHENTICITÉ. CONCLUSION

Ma tâche est accomplie; j'ai essayé de montrer, par Texamen de trois sources principales d*erremrs, quelle large place la fable a occupée dans la rédaction des légendes chrétiennes. Cet examen, je Tai jugé utile, nécessaire ; car il ne suffît pas de traiter un fait de faux et de controuvé, il faut encore remonter à Torigine de la confusion, du mensonge, en découvrir, autant que possible, les motifs. Cette nécessité d^une étude approfondie des origines des légendes est d*autant plus impérieuse, que le merveilleux apparaît plus fréquemment dans les annales d'une époque ou d'un peuple. Sans doute Terreur a, dans Thomme, dans sa crédulité, ses illusions, ses intérêts, des raisons suffisantes d'existence; mais la forme sous laquelle cette erreur se présente, la nature des faits sur lesquels elle porte dépend aussi beaucoup de circonstances extérieures à l'homme. C'est sur quelques-unes de ces circonstances que j'ai tourné, dans ce livre, mes investigations. Je ne me suis occupé que d'expliquer des assertions historiques qui, selon moi, portaient en elles-mêmes un caractère incootestable de fausseté ; je n'ai tenu aucun compte de l'authenticité dont ces récits, tout extraordinaires qu'ils paraissent, peuvent être entourés.

Voilà un ordre entier de documents écrits, de témoignages et d^attestations, que j'ai récusés sans plus ample informé. Il importe donc de revenir maintenant sur cette question que j*ai tout d^nbord négligée et de voir si les fables consignées dans les légendes , abstraction faite de ce qu'elles peuvent être en elles-mêmes, sont entourées de garanties d'authenticité qui les mettent à Tabri de la critique. Et d'abord, il s'agit de bien fixer nos idées sur le caractère de la véritable certitude et sur le degré de confiance que mérite le témoignage.

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