Cf. Wincr : fiihlhchrs Rfnlwôrterbuch, t. I, arf. Engel
3. Origines citristiauœ, t. 111, rliap. viii, part. 3, pp. 16 et 19.
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choix tléterniini^ et assez restreint de sujeLs tirés de lu Bibl et dont !o sens lîg;Qré résulte elairetnent dos écrits des docteurs de l'Église, \iusi, pour l'Ancien Testament, on tronvo toujours les représentations de la chute du premier hnniiue, de Noé dans l'arche, du sacrifice d'Abraham, de Moïse frajipant le l'ocher ou recevant des oiaius de Dieu les tables de la Loi, de tout le mythe de Jouas, et de celui d'Élie enlevé au ciel, des Israélites jetés daus la fournaise, et de Daniel dau» la fosse aux lions. Pour le Nouveau, ce sont les sujeLs de i'adoratiou des Mages, du miracle des noces de Cana, de la multiplication des pains et des poissons , des guérisous de l'aveugle-né, du paralyti<iue, de l'hémorroïsse, de la résurrection de Lazare et de l'entrée du Christ à Jérusalem, qui ont été exécutés par le ciseau ou le pinceau. Souvent l'ordre dans lequel ces sujets étaient disposés, principalement sur les sarcophages, avait pour but de faire ressortir davantage le sens mystique de ces faits, soit en opposant à ceux du Nouveau Testament ceux de l'Ancien, qui en étaient regardés comme l'image, soit en reproduisant à c6té les uns des autres des faits qui renfermaient la mfime idée. Par exemple, dans Bottari ', on voit, peints en pendants, Daniel daus la fosse aux lions et les trois Israélites dans la fournaise : or ces deux sujets ëtîuent l'un et l'autre la figure de la mort et de la résurrection future '. Dans une autre peinture (pi. 3(>), c'est Jonas rejeté par la baleine, qui a été opposé aux trois Israélites, comme exprimant encore une idée commune'. Sur un sarcophage (pi. 89), l'artiste paraît avoir voulu rappeler, sous le voile de l'allégorie, les principaux mystères du christianisme. Les cinq sujets qu'il a choisis sont: le Créateur parlant au premier homme, Moïse recevant de Dieu les tables de la Loi, le sacrifice d'Abraham, la multiplication des pains et des poissons dans le désert. Or Adam était la figure du Christ; Jésus-Christ était regardé comme un second Adam qui était venu réhabiliter le premier. La
1. ScuUure ;t pitture tagre eilratti da i cimilerl di Itùma, pi. 13. i. Uunter ; Ckriiilkhe SianbiUUr und Kumlvortletlungm dtt allm Chriilfti- IIAumi, II. pp. 69-71.