S. Cyprien : Opera^ p. 427, ln-8«, Paris! is
Cette invocation était du reste en usage, quand on était en danger de mort ; on la trouve dans la Chanson de Roland :
Veire paterne, ki unkes ne mentis Seint Lazarur de mort resurrexis E Daniel des leuns guaresis, Guaris de mei Tanme de tuz perilz Pur les pecchiez que en ma vie fis ' !
On rencontre fréquemment, dans les Actes des martyrs, des passages où, comme celui-ci relatif aux diacres Euloge et Augure, ces courageux confesseurs de la foi sont comparés aux trois Hébreux : Similes Ananiœ, Azariœ et Mizaeli exstiterunt, ut etiam in illis irinitas dwina cerneretur '.
Un Acte de martyre rapporte que, dès que les liens qui serraient les mains de ces trois martyrs furent consumés» ils les étendirent en forme de croix pour prier suivant la coutume des fidèles, et, représentant ainsi le trophée de la victime du Sauveur, ils lui rendirent leurs âmes dans le fort de leurs prières.
« La môme main qui retira autrefois de la fournaise de Babylone les trois jeunes Israélites, nous préserva de celle de Garthage », dit Flavien en racontant le martyre de saint Montan et de plusieurs de ses compagnons ^ pour un lait assez analogue. Dans l'Acte du martyre de sainte Droside, il est dit qu'au milieu des flammes celte vierge se ressouvint des trois enfants de la fournaise, qu'elle s'imagina être avec eux, au milieu des flammes, les combattre, les fouler aux pieds, et recevoir avec ces trois jeunes combattants une quatrième couronne *. Une homélie de saint Cyrille nous fait aussi connaître que la chaire chrétienne regardait ce miracle des trois jeunes Hébreux comme une admirable image de l'Église militante ''.
1. C/ian<o/i(/e /?o/ancZ.édiU Léon Gautier, slropho 206, vers 238't. Coinp. strophe io6, vers 3100.
i. Ruinart : Acti inarluriini siiicera, p. iî\. Ainsi., 1713. in-f<».
3. Uuiiiarl : Artd marlijrunisincera, p. ^30. Cl. Martyr S. Honrin, p. 3i8, ihH.