‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 224 sur 251 · Huinarl : Acla murltjrum sincern, p · texte numérisé non relu

Huinarl : Acla murltjrum sincern, p

îi. S. Cyrille d'Alexaiuirie : Homilta Kpfiesi liahitn. éciit. Auhorl, Paris. Idh t. V. 365.

« Mon frère Théodole, s'écriait saint Alexandre, martyr jeté dans une fournaise , hâte - toi de nous rejoindre ! L'ange, qui apparut dans la fournaise avec les jeunes Hébreux, est à nos côtés K »

Une autre preuve à Tappui de la destination primitive des représentations chrétiennes, c'est le caractère abrégé et essentiellement symbolique qu'on y observe dans les premiers siècles du christianisme. On y reconnaît, de prime abord, que l'artiste, loin de se complaire dans les détails, a, au contraire, réduit le sujet aux seuls traits distinctifs et supprimé les accessoires .

Cela ressort clairement des nombreuses images de la résurrection de Lazare, eu l'on a figuré le Christ armé de la baguette du thaumaturge, et le corps de Lazare entouré de bandelettes et dressé dans une crypte *. Pour représenter la guérison du paralytique, on n'a figuré souvent qu'un homme portant son lit sur ses épaules *. Pour rendre le miracle des noces de Cana, on figura Jésus frappant les vases de sa baguette. Si Ton cherche les mêmes sujets dans les bas-reliefs plus modernes qui décorent les églises de style roman ou gotliique, on voit les détails se multiplier et ces sujets perdre peu à peu leur caractère emblématique, pour en revôtir un plus iconographique. Comparez par exemple la résurrection de Lazare, sur les premiers sarcophages, avec celle d'un diptyque rapporté par Gori, dans son Thésaurus veterum diptycorum *, et où l'artiste a ajouté au type primitif les scènes de Lazare, un spectateur et la vue de Jérusalem.

Dans un autre diptyque, donné dans la pi. VII et qui présente la guérison du paralytique, ce n'est plus le malade qui apparaît avec son lit; c'est Jésus qui lui parle et lui ordonne

i. Légende dorée t t. Il, p. 35f. Les musulmans ont reproduit duns la logondo de Nemrod une fouie de traits de Thisloire des Babyloniens. Abraiiam ayant élu condamne par Nemrod à être jeté dans une fournaise pour avoir brisé les idoles qu'adonVrent ses compatriotes, Dieu ordonne aux tlammes de ne lui faire aucun mal, mais de lui servir de rafraîchissement. L'ange Gabriel vint assister Abraham et se promener avec lui au milieu du brasier comme dans un jardin de dahlias (V. notes de M. deSacy sur le Pevd-vameh de Fcrini Aiùiiin Attan).

± Botlari : PUture et Sculture, pi. il 64, %.

Page 1