‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 241 sur 251 · Historia dynastiarum · texte numérisé non relu

Historia dynastiarum

a. Cf. Tbilo, Codices apocryphU 1. 1. p. 71.

minisccnce de la légende évangélique, h laquelle sont venues s'ajouter des croyances empruntées à la religion mazdéenne, dans laquelle Zoroastre était désigné sous le nom d' « étoile d'or* ».

Le sens astrologique de Tétoiie apparaît aussi visiblement dans ce passage du protévangile de saint Jacques, c. si :<)(Une étoile est née, elle brille par-dessus toutes les autres étoiles du ciel, au point d'en effacer la clarté ». Saint Ignace écrivait de même aux Ëphésiens : « Une étoile a paru dans les cieux au-dessus de toutes les étoiles, et sa lumière était inefTable, et son éclat nouveau a excité Tétonnement, et toutes les étoiles, avec le soleil et la lune, se sont rangées en chœur autour de cette étoile'. » L'antiquité, par une idée toute semblable à celle qui est rapportée dans la légende des Mages, croyait que Thrasybuleet Timoléon avaient été conduits par des feux célestes. Dans l'Enéide, une étoile indique àEnéela route qu'il doit suivre, en quittant Troie. Au reste, tout paraît faire croire que, bien avant que l'astrologie fût réduite à une science raisonnée et difficile, le peuple rattachait les phénomènes célestes aux événements du monde, et qu'il s'imaginait qu'il y a entre eux deux une corrélation nécessaire. Cela provient des idées religieuses qui se sont attachées au ciel. Dans tous les temps, le ciel étant considéré comme le séjour réel de la divinité, les phénomènes qui s'y produisaient, au lieu d'être rapportés, comiue ceux de la terre, à une cause physique, furent attribués directement à Dieu ; de là, la croyance que les apparitions de comètes annonçaient de grands événements, comme on veut que cela soit arrivé à la mort de César et de Mithridatc; de là, ces récits d'éclipsés qui eurent lieu au moment où se passaient de grandes calamités, comme on le rapporte du moment où Romulus, le Sauveur et où le saint roi Robert expirèrent. Cette croyance existait déjà chez les païens. Julius Obsequens (cap. 82) dit qu'on vit des étoiles tomber du ciel à Frénésie et à l'île de Céphalonie^.

1. Cf. Crouzer, ouvr. et tr.id. cil., t. I, p. 380. Ilvde, de religio Porcawu t. XXXI.

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