‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 46 sur 251 · Angclu Maï, Mylhologia primiliva, lib 11, ch itO · texte numérisé non relu

Angclu Maï, Mylhologia primiliva, lib 11, ch itO

LES PARQUES ET LES DÉESSES-MÈRES il

Ovide *, fut donc associé, confondu môme avec celui des divinités topiques dont il a été parlé plus haut. Le fait est attesté par des inscriptions de la Gaule cisalpine. Sur Tune d*elles, on lit la dédicace fatis Dervonibus *, sur une autre matronis Derponnis^. Une inscription de Tîle de Bretagne porte matribus Parcis^. L*association s'étendit même jusqu'aux JunoneSj aux Nymphes, aux Sylvains, et, en général àtoutes les divinités champêtres des Romains, dont plusieurs recevaient, nous l'avons déjà remarqué, les titres de maires timatronœ^,

La déesse Nehalennia, dont le culte, répandu chez les habitants de la Zélande, se rattachait à celui de ces divinitésmères, présidait, suivant les conjectures de M. Marchai, à la culture des plaines et rappelait par ses attributs la Pomone italique*. Toutes ces immortelles habitantes des forêts de la Germanie et de la Gaule, des bords du Rhin et de la Loire, ces vierges divines", invoquées comme les protectrices des champs et du sol, ne formaient donc qu'une immense famille à laquelle on adressait les mêmes vœux et dressait les mêmes autels.

A l'avènement du christianisme, que devint le culte des déesses-mères, celui des Nymphes, des Sulèves, des Sylvains, des Junons, qui lui était associé? Disparut-il sans laisser aacune trace, aucun souvenir dans l'esprit du peuple ? Fut-il anéanti tout à coup, avec ces temples de Jupiter et de Mercure que les premiers apôtres de la Gaule renversèrent dans leur impétueuse indignation contre le paganisme ? On répondrait

1 Trislei. V, 3, J7.

t. Corpu* insctipUonwn lutinarum, i. V, n» 4i08.

Z. IbUUm, I. V. n«»579i.

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