Ihûlem.t. VII. n- 9f
3. Telles sont les inscTiplions suivantes: IVNONÏB. l| MATRON- 1, EXVISV. || C. VIK.MAX- [Cotpu* insrriptionum latinarum, t. V, 11-5249). — MATRONIS- || IVNOMBVS- H VALERIVS |' BARONTS. F- 1| V. S. L. M- «7;iV/.. n-oiSO).
6. Compte rendu de l'Acadcniio royale de Bruxelle>, 15 janvier 184i.
7. Ces dé<*s9es ont été «luelquefois désigné<îs sirnplcMnenl par Tepithèle de vierges, comme dans cette ins ription : SANCTIS- l, VIRSINIBVS élisez: virginibm> i; SAP- AVTDVS- 1 CAMPANA- !1 POSNERYNT- (Alhner, Inscriptions antiques de Vienne, t. Il, p. 43 J).
iâ LES FÉES
non, à ne juger que d'après l'ordre des révolutions religieuses, et d'après ce que l'on sait de la persistance et de la ténacité des croyances, surtout chez un peuple ignorant et tenace, tels qu'étaient les Celtes, et comme sont encore les paysans basbretons ; on répondra doublement non, lorsqu'on aura étudié les témoignages que nous a conservés l'histoire. Ceux-ci, en effet, ne nous permettent pas de douter que le culte des objets physiques ne se soit conservé longtemps chez nos ancêtres. Les Capitulaires condamnent comme sacrilèges ceux qui continuaient à allumer des feux et des lumières près des arbres, des pierres et des fontaines, et qui adressaient leurs vœux à ces êtres inanimés ^ Les lois de Luitprand font la même défense^. Dans son allocution pastorale aux Belges qu'il venait de convertir, saint Eloi avait déjà défendu de placer semblablement des luminaires et des offrandes auprès des rochers, des sources, des arbres, des cavernes et des carrefours ^, et il engage ce peuple à détruire tout ce qui servait à entretenir cet usage superstitieux*.'
Les conciles joignaient leurs anathèmes aux efforts isolés des princes chrétiens et des premiers missionnaires de la foi. Le 23* canon du concile d'Arles, tenu en 44^» proscrit formellement le culte des arbres, des pierres et des fontaines^. Ces dispositions prohibitives furent renouvelées en 667, par le concile de Tours *, et par d'autres conciles encore '.
En 743» le concile tenu à Leptines, près de Binche, dont les canons célèbres sont communément désignés sous le
1. Capitulaire d Aix-la-Chapelle, do l'an 789. c. 63 et 79. — Capitularia Karoli Magni et Ludovici PU, lib. l.c. 6à; 1. VII, c. 326.
2. u Simili modo qui ad arborcm quam rusiici sanctum (alsanguinum) vocant atque ad fontanas adoraverit aut sacrilegium vel incantalionem fecerll, similiter médium pretii sui componat ia sacro palatio» [Legcs Luitprandi^ I. Il, tit. 38, pars. I).
3. «Nullus christiunus ad fana vel ad petras, vel ad fontes, vel ad arbores, aut ad cellas, vel par triviajuminaria faciat,aut vota reddere prœsumat » [Vita S. EUgii, auctoreS. Audoeno, lib. II, c. xvi).