Cambry, Monuments velliqw s. p. 34i
4. Croflon Croker, Fiirij Le(ie»uU and traditions of tlie south of Ireiand. pari. 11!. p. i03 et ss.
3. J. Grinim, Deutsche M'itholngic^i.- edit.. p. 2S3. 6. Pentamerone, V. 3; Vf, 3; 111. 10; p. 10.
de ses compagnes, Arsile et Maglou, sous le nom de Belles Dames parées j un grand rôle dans le jeu d'Adam de la Halle d'Arras*.
Ainsi tout, jusqu'au nombre trois lui-même, nous reporte aux Parques antiques et tend à renouer la chaîne des traditions qui rattachent celles-ci à nos fées françaises. Ce nombre iroUi reparaît dans une foule de légendes relatives à ces femmes mystérieuses. Ce sont trois fées qui ont bâti, à trois lieues de Tours, le Château des Fées' ; ce sont trois fées blondes et pâles qui ont apporté à Langcac, dans le Velay , les monuments mégalithiques qui s'y trouvent^; près de Sinzheim, au grand-duché de Bade, on voit souvent apparaître, au dire des paysans, trois demoiselles qui vont filer à la veillée d'Epfenbach ^. A cette occupation, comment ne pas reconnaître les fées dont le fuseau était une des principales occupations? On sait de quelle réputation d'habileté jouissaient ces magiques ouvrières, et l'expression proverbiale « travailler comme une fée » s'est conservée jusqu'à nous. Les Moîpai grecques filaient aussi; les destinées des humains étaient attachées à lem* fatal écheveau, et c'est là encore un de ces traits frappants de ressemblance qui les rapprochent de nos fées. Longtemps elles furent connues sous le nom générique de xXojOwe;, xaTax^wôe;"*, avant que le nom deKXcuOcofût réservé plus spécialement à Tune d'elles".
Le nom de sœurs Jilandières' , qu'on donne aux fées, rappelle ces épithètes données aux Parques. Les poètes de l'antiquité mettaient im fuseau et une quenouille dans les mains de ces déesses de la destinée^. Les Dames Blanches ont les mêmes attributs. La fée Arie récompense, au dire des Francs-Comtois, les fileuses diligentes^.
1. Fr. Michel et Monmcrqué, Tfiédtre Françni» du mojen âge, p. 55 il ss.