Fecicron la camisa duas fadas enna mar
Dieronie dos bondadcs por bien le acabar
Fizo la otra fada tercera el brlal.
(Sanohez, Colleccion de poesias castillanes anleriores al giglo XV, l. III, p. 13, lerz. 89-90).
2. Amyot, dans son style naïf, rend plusieurs fois en traduisanl Plutarque, le nom MoTpa par fée. Lachésis, par exemple, est pour lui la fée Lachésis. Celte nouvelle preuve de la confusion en question n'est pas une des moins concluantes. Amyot, eu adoptant le mol fée, se conformait évidemment aux idées qui assimilaient les parques aux fées.
3. Mlle Boquet, La NominnJie romanesque et merveilleuse, p 93.
4. Edm. Spencer, Travels in Circassia^ Krim and Tar/ar»/ (Londres, 1839). t. Il, p. 344.
pouvoir identifier avec les fées les personnages d'ordre surnaturel, de Tnnet de Tautre sexe, que les traditions de la Basse- Bretagne désignent sous le nom de korrigans. L'auteur bien connu du Barzaz-Breiz estime, en outre, que les korrigans femelles, par leurs attributions comme par leur nom, rappellent les prétresses gauloises ^ ces druidesses, que Pomponius Mêla appelle Gallicenœ^ et auxquelles Yopiscus applique Tépithète gallicanœ^. Cette opinion, après avoir été en grande faveur durant près de quarante ans, semble aujourd'hui devoir être abandonnée, tout au moins en ce qu'elle a d'absolu.
M. de la Villemarqué avait eu, en quelque sorte, un précurseur dans la personne de Geoffroy de Monmouth qui, écrivant il y a plus de sept siècles, plaçait les Gallicenœ ou Barrigenœ de Pomponius Mêla dans la fabuleuse île d'Avalon, séjour des fées, lieu de délices, sorte de paradis dans lequel elles résidaient.
Que l'île d'Avalon ait véritablement existé, que c'ait été un lieu réel du Sommersetshire, Glastonbury, comme il semble résulter du témoignage de Giraud de Barry, ou que l'imagination seule ait créé cette île enchantée, toujours est-il qu'elle est devenue, dans les légendes, le type de ces îles que les Celtes regardaient comme sacrées^. D'ailleurs, la tradition d'une