‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 57 sur 251 · Barznz Breiz, 4« édition (1846), p. xlvi · texte numérisé non relu

Barznz Breiz, 4« édition (1846), p. xlvi

i' bc silu orbis, liv. III. ch. vi.

3. Vopiscus. AureUdnus, ch. xLiii. — Il somble que le Gallicanas druiUas de <'^t auteur doive être simplement traduit pur « druidesses gauloises ».

^. Les Celtes regardaient les Iles comme des images de Hertha (Tacite, De mo- ^i^m Germanorum^ ch. xl) ou de la Terre. Ce nom d'Hertha est encore celui do l^plusocoidentale des Hébrides, Herta ouSaint-Kilda, située à 257 milles deOIas- ''ow;Cf. Kenneth Mjcaulay. Histoire de Saint-Kildn. Ir. franc., p. 127 (Paris. 1782». C»' neiail souvent qu'un rocher situé au milieu des eaux, qui fournissait à co peuple l'image d'une divinité. M. L. Hamon, dans un des intéressants articles Qu'il a donne dans la Nouvelle Revue de Bretagne, i II (Renne-. 1839). a rappro- <-'béavec raison cette croyance de celle où l'on est encore en divers lieux, par •"xemple, près de Pontivy, que certaines pierres druidiques vont la nuit se plon- P^rdans les eaux; croyance antique qui a donné naissance à la coutume chretjenne. eiablie en plusieurs endroits, de; plonger dans l'eau la statue du saint (juo l'on voulait fêter. Beaucoup «l'iles ont conservé aux yeux du vu'gairo leur caractère s;ic:e; telle est celle d'Arz sur les côtes du Morbihan, que l'on regarde Comme le séjour des nains, le rendez-vous des poulpiquets, des korrigans et des

île, séjour des mortels vertueux après leur mort, est une des plus anciennes que nous rencontrions dans l'Egypte, et il y a toute apparence que les Celtes la reçurent de ce pays aussi bien que les Grecs et les Romains. C'est donc avec raison qu'Edouard Richer ^ a soutenu que les îles bretonnes n'étaient autres que les îles Fortunées des anciens ; mais son erreur a été de ne point reconnaître la commune origine orientale de ce mythe. Les îles des Bienheureux, situées dans un désert, à sept journées de Tlièbes', ont donné naissance au mythe grec de l'Elysée et des îles Fortunées. Le mot Elysée signiûe joie, jubilation, et Avalon nous apparaît aussi comme un lieu où régnent le plaisir et la félicité : « cette île délicieuse d' Avalon, dit le roman d'Ogier le Danois, dont les habitants menoient vie très joieuse, sans penser à nulle quelconque meschante chose, fors prendre leurs mondains plaisirs d. On sait en outre que c'était du côté de la Grande-Bretagne que les druides plaçaient leur Elysée, et c'est cette tradition qui, rapportée à Plutarque^ lui fît croire que les îles des génies ou des héros étaient situées dans ces parages.

Avalon est un nom celtique qui signifie « pommeraie », et s'explique par l'abondance des pommiers qui se rencontraient à Glastonbury *. Nous ne savons jusqu'à quel point il est suûisant pour identifier avec Glastonbury le poétique séjour des fées. Ce vocable nous rappelle l'île et le jardin des Hes-

sorcieri; telles sont celles d'Iona ou Icolinhill dans les Hébrides, d'Enniskea (Inys-Kaba) pri's de Black-sod-Harbour, en Irlande. Au nord de l'Ile de Fionie et à Test du Jutland, l'Ile de Samsoy passe de même pour le séjour des sorcières et des magiciennes.

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