Hérodote, lib. 111, c
3. De Oraculorum defectione, 11, p. 419. Cf. Eusèbe, Prœparatio evangelica. lib. V, c. XVII, p. 207.
4. Glastonbury est en eflfet situé dans un vaste verger de pommiers, entouré de petites rivières, et parait avoir ote un sanctuaire druidique. Dans la crypte souterraine de l'église de l'abbaye, on trouve une ancienne fontaine sacrée {holywetl); dediéeà saint Joseph d'Arimathie, le prétendu apôtre de la Bretagne. Ces( encore un exemple de la substitution des idées chrétiennes aux croyances celtiques. Joseph d'Arimathie, symbole de la religion nouvelle, a pris, comme dans la légende du saint (iraal, la place de la divinité celtique. (Cf. sur Avalon, le roman de Brut, de Wace (édition Leroux de Lincy, t. I, p. 52, note).
pendes, que les anciens plaçaient aux extrémités occidentales du monde, et la tradition de File d'Avalon pourrait bien avoir avec celle des Hespérides une communauté d*origine.
L'idée d*une terre située au delà des limites des régions habitées, idée qui est précisément celle que Platon a fait revivre dans son Atlantide, se rattache au mythe des iles Fortunées. Les premiers chrétiens plaçaient aussi le Paradis terrestre, le jardin de la pomme fatale, au delà des bornes du monde, et, sans contredit, ils subissaient alors Tinfluence du grand mythe dont Avalon a été Tun des rameaux. D'après la tradition antique, les âmes montées sur des dauphins se rendaient aux Iles des Bienheureux. Au moyen âge, on se figurait que les anges emportaient les âmes des élus pour les transporter dans le ciel. Suivant les chants bardiques, des esprits mystérieux transportèrent de même en l'île d' Avalon, Vâme d* Arthur, blessé et resté sur le champ de bataille de Camlan. C'était là la donnée armoricaine. Taliésin le fait disparaître dans la mêlée et parle de sa disparition comme d'un mystère. Mais les poètes vinrent unir à ce récit d'autres fables. Ce fut dans l'île d' Avalon qu'Arthur fut conduit par la fée Morgane, qui le guérit de ses blessures.
Dans la vie de Merlin le Calédonien, c'est conduit par les bardes Merlin et Taliésin et guidé par Barinte, le nautonier des âmes, qu'Arthur arrive à Avalon *. On le voit, ce sont les mômes idées que celles des Grecs; c'est, sous d'autres noms. Mercure, Psychopompe etCharon. Les poètes transportèrent 'lans Avalon d'autres héros, à l'imitation d'Arthur. C'est aussi dans cette Ile que la même fée Morgane mena son bienaimé, Ogier le Danois, pour prendre soin de son éducation. ^"est encore là que fut porté Renouart, l'un des héros de la {î^ste de Guillaume au Court-nez :
Avec Arlhur, avecques Rolani, Avec Gauvain, avecques Yvant.
' '-a Viliemarqué, Coule* populaires de t anciens Itretom {V* e(lil.)i I». 21 cl ss.
Là étaient Auberon et Mallabron, «ung luyton de mer », dit le roman d'Ogier ; et selon toute apparence, c'est dans cette Ile mystérieuse que fut conduit Lanval par la fée sa maîtresse. L'île enchantée d'Avalon, jointe à la donnée homérique, a fourni à Torquato Tasso l'idée du séjour d'Armide où est emmené Renaud. Armide descend à la fois de Cîrcé et de nos fées du moyen âge.
Les fées nous apparaissent comme le dernier, le plus persistant de tous les vestiges que le paganisme a laissés empreints dans les esprits. On comprend alors qu'elles soient devenues comme un faisceau auquel se rattachèrent tous les souvenirs de nos plus lointains ancêtres. Les fées sont demeurées comme le symbole des religions vaincues par la croix et leur nom est resté attaché à tous les monuments qu'on a désignés, avec plus ou moins de raison, sous le nom de monuments druidiques. Les tombelles, les menhirs, les allées couvertes ont été placés sous leur patronage. Près de Vihiers (Maine-et-Loire), une tombelle gauloise a reçu le nom de la Motte aux Fées; dans l'île de Gorcoury, près de Saintes, une autre, celui de Terrier de la Fade. AEssé (Ille-et- Vilaine) est la célèbre Roche des Fées * ; près de Vienne (Isère), c'est le Puits aux Fées; à Langeac, en Auvergne, ce sont les Peyres de las Fadas; près de Noaillcs (Oise), c'est la Pierre aux Fées ; le peulvan de Sainte-Hélène (Lozère) s'appelle Ion Dertel de las Fadas (le Fuseau des Fées) ; les dolmens de Saint-Maurice (Hérault, arr. de Lodève), sont désignés par le nom d'Oiistal de las Fadas (Maison des Fées) ; près de Felletin (Creuse), des dolmens semblables s'appellent Cabane des Fées, Sur la route de Dijon à Plombières, des grottes préhistoriques ont reçu le nom de Four des Fées, On voit encore la Grotte aux Fades près des ruines du château d'Urfc ^ Aux confins de l'Auvergne et du Velay, il existe près du village
1. La Hochn aux Fées se trouve dans la forôl du Theil (.ï/rm. de la Société des Antiquaires de France, 2« série, l. Il, p. US. i. Aug. Bernard, Histoire du Forez. 1. 1, p. 21.
de Borne, sur lu rive gauche du ruisseau de la Borne et dans les flancs des rochers qui la surplombent, des grottes que les paysans nomment la Chambre des Fées * ; ces grottes remontent, comme celles du château d'Urfé, aux temps an té-celtiques. La tradition leur attribue égalementle monument mégalithique de Saint-Ciers-dc-Canesse (Gironde), qu'on appelle lou Cas tel de las Hadas (le Château des Fées), ainsi que celui de Pinols 'Haute-Loirel, connu sous le nom de la Tomba de las Fadas Tombe des Fées). Le dolmen, placé à six lieues sud-ouest de Blois, entre la commune de Pontlevoy et celle de Thenay, et qui a reçu le nom de Pierre de Minuit , par la croyance où sont les paysans qu^elle tourne tous les ans, à la première heure de la nuit de Noël*, est regardé comme l'ouvrage des fées et des sorciers'. Près de Tours, on voit également une pierre semblable que les fées, suivant la tradition populaire, ont apportée sur le bout de leurs doigts*, et, dans le Ghablais, où les traditions relatives aux fées sont fort répandues, on montre aussi plusieurs pierres dont on leur attribue le transport. En Alsace, on connaît sous le nom de Jardin des Fées un cromlech placé sur la pointe méridionale de la montagne appelée Langenberg'\ Enfin, le souvenir de ces ôtres mythologiques se retrouve jusqu'à Textrémité sud-est de la France, dans le nom de Grotte des Fées, d'une allée couverte des environs d'Arles, et dans celui de Feiro de la Fado, d'un dolmen voisin de Draguignan^.
1. Bouillet. Tablelli'8 h intorùjueM de V Auvergne, f. II. p. 421.
i. Voyez, a i'apprndico, ce que nous disons sur les idées païennes (|ui s'allaifit-Tent à la fùte de NOtil.
3 Mtmnres de l'Académie celtique, t. IV. p. 306.
^ il existe en Franco piusieu>s de ces pierres, qui re(;oivenl, en divers en- •Iroil». lenom de pierre qui vire.
^. Schweighœuser, le» .Monuments les f dus remarquables du bas-Hhin, y. 4.
^' Lori^ine de plusieurs monuments mcgalitlu(|ues de l'Ile de S«rdaigne e>l pareillement attribu«>e aux fées par la tradition locale (Délia Marmora. Voyage ^Siird'iigne, i*" édition, t. I, p. 8-9J. Le nom des foes a été associé également à P'usii'uii monument romain. Ainsi, en Toscane, le vocable do Trous des Foes, fiucke ilellft t'aie, est donné à des ruines di* constructions romaines; les restes '^''lami.hitheUre .sont vulgairement conr.us sous le nom la Tino dciFali. la Cuve I'"" Kee>. Er. lirelagiie, on attribue à une fee, la foc Allés, les débris de conslruciious ant ques qui se voient à Carhaix, et rexocution de la voie romaine
11 serait trop long de rappeler toas les vocables qui, sur un point quelconque de Tancienne Gaule, nous parlent des fées. Toutefois, pour montrer jusqu'à quel point ces souvenirs sont nombreux, nous énumérerons pour les seuls départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, d*aprcs les excellentes études statistiques de Henri Lepage S les localités auxquelles s'attachent le nom des fées : le Château des Fées^ près de Ghampenoux (Meurthe-et-Moselle) ; la Breuchette des Fées^ ferme à cinq kilomètres de Gérardmer (Vosges) ; le Pont des Fées, pont romain à cinq kilomètres de Bains (Vosges); XaiHaye des Fées y ancien chemin conduisant de Tarquimpol à Marsal (anc.dép. de laMeurthe) ; le Trou des Fées, excavation près de la Moselle, non loin de Liverdun (Meurthe-et-Moselle) ; FAroflc ou Ruisseau des Fées, petit ruisseau de neuf kilomètres de cours qui appartient à Tun et l'autre département ; le Caveau des Fées, rocher à deux kilomètres de Saint-Martin (Vosges). Nous citerons aussi le menhir appelé la Quenouille (en allem. A^tt/îfce/), situé près d'Abreschwiller (aujourd'hui Alsace-Lorraine) et auquel s'attachait la tradition d'une « dame blanche » ou fée *.
Comme le prouve la multiplicité de ces exemples, le souvenir des fées demeure attaché, dans notre pays , à un grand nombre de monuments anciens, antérieurs môme, semble-t-il, à l'époque gauloise. C'est autour des dolmens, c'est autour des menhirs de Carnac et de Locmariaker, que les korrigans, au dire des paysans bas-bretons, célèbrent leurs danses nocturnes. Près de Pontusval (Finistère), se voient plusieurs menhirs que Ton appelle les Danseuses : on raconte que des
qui relio colle ville à lleiines. Dans le Poitou, tous les grands ouvrages sonl atlribiies à la fce Melusiiio. en Aquilaine à la foe Aliénor, dans lo Maine à la foeJouNonce Dans le nord de la France et en Belgique, la reine Brunehautet.en Angleterre, sainte Hélène, jouissent du môme privilège.
1. H. Lepage. le Département de /t Mcurlhe, stitistique historique et srr/nunûtratiie. t. kr.
2. Le nom de Quenouille de la Fée ou, comme disent les paysans, de la Fau. esl également donne à un menhir situe enlie Ch.ivannes el Simandrc, sur les confins du dcpatiemenl du Jura et de celui de l'Ain (D. Munnier, Mœurs et magei singuliers du Jura, p. 6i).
jeunes fîiles qui dansaient au moment où vint \\ passer une procession chrétienne, refusèrent de mettre fin à leur profane amusement, et furent ainsi métamorphosées'. Certains mythologues ont vu dans la tradition que nous venons de rappeler une allusion aux derniers jours du druidisme. Pour eux, ces danseuses opiniâtres et rebelles ne sont autres que les dniidesses, identiques aussi aux korrigans, qui, au dire des Bas- Bretons, forment encore leurs rondes dans les champs semés de ces pierres antiques, demeurées là comme un souvenir de la résistance que le druidisme aurait opposée au culte nouveau. Chassées du sol où elles avaient régné sans rivales, les druidesses se seraient réfugiées pour ainsi dire autour des monuments de la religion et, par une analogie nouvelle avec les Parques', les cavernes leur avaient été assignées pour demeure, dans les légendes dont elles devenaient l'objet. Partout, d'ailleurs, des idées magiques se sont attachées aux constructions mégalithiques, dont la masse informe et grossière contrastait tant avec les édifices plus savants de la civilisation chrétienne. C'est entourée de ces croyances superstitieuses que nous voyons, par exemple, la célèbre Danse des Géants, deStone-Henge, figurer dans le roman de Brut'; selon les traditions cambriennes, Merlin aurait transporté ces pierres colossales de l'Irlande où les géants les avaient placées. C'était sur les dolmens, sur les menhirs, qu'étaient gravés, disait-on, toutes les sciences et tous les arts, et c'est pourquoi des chants bretons les nomment menhirs du savoir. Ces monuments
jouaient ici le môme rôle que jouaient, en Egypte, les stèles sur lesquelles Thoth, THermès égyptien, avait écrit tontes les connaissances humaines. Ils rappellent les runes du Nord, cette science mystérieuse dont nous parlerons tout à l'heure, en
I. Souvesiro, le Département du Fitnstcrc en 1830, à la suite de lu nouvelle eJiUondu Voyage deCambry. p. it)9, noie.
*. Lw Parques claienl souvent regardées comnx; habitant une caverro t'y Hlej»M5 tenaient séparées de tous les humains. Cf. Orpltki Hyrnni, KVIIl, v.l
3 Houian de Brut. éd. Leroux de Lincy, t. I, p. 390 et s.; t. 11, p. 131 et ss.
revenant sur des rapprochements avec les faits qui nous occupent.
Quoi que Ton puisse penser des rapports qui rattacheraient les fées aux souvenirs du druidisme, ce ne fut pas sans de fréquentes tentatives de rébellion, sans des efforts opiniâtres pour ressaisir la domination, que le paganisme céda sa place au christianisme, que ses ministres se retirèrent devant Tapostolat d'un saint Denis ou d*un saint Martin. Les traces des croyances qui avaient si longtemps régné en Gaule forent d'autant plus vi vaces qu'elles se rattachaient à un vieux levain d'opposition nationale. Les fées semblent avoir été une personnification de ces sympathies pour les antiques superstitions, de cette inimitié pour l'innovation religieuse que nourrissaient sans doute en silence les derniers héritiers des druides *.
Cette origine païenne des fées explique les sentiments d'animadversion qu'on leur prête contre le christianisme, cette défiance que leur foi inspire même aux mortels qui sont épris de leurs charmes. Mélusine assura à Raimondin qu'elle était bonne chrétienne et Mélior, couchée avec Partonopens de Blois, fit dans le lit sa profession de foi^. Les korrigans, au dire des paysans bas-bretons, sont animés d'une haine mortelle contre le clergé. La Vierge est aussi de leur part l'objet d'une haine toute particulière. Aussi le samedi, jour consacré à Marie, est-il pour les fées un jour néfaste ; on se rappelle que, dans les légendes, c'est en ce jour qu'elles accomplissent leur pénitence . De tous les dogmes chrétiens, aucun ne dut exciter ^davantage la jalousie des femmes gauloises ou germaines, chez lesquelles les hommes reconnaissaient comme un caractère divin, que ce culte rendu à une femme étrangère, inconnue, mère d'un Dieu, et substituées ainsi aux déesses-mères de leurs ancêtres. Une sorte d'opposition s'établit naturellement entre la Vierge et les fées, comme
1. Tortiillien a dit. en parlant du druidismc : j Scd ot nunc in occulto pcrsc?erat sacrum hoc facinus. » (Apologeliruê^ c. ix).
2. Logrand d'Aussy, FabUaux,i. iV, p. 28'»: cl Partonopens de Blois^ éd. Crapclet, vers 1535 ot ss.
entre Dieu et le démon; et, par une sorte d'expiation, le christianisine substitua des idées, empruntées à sa foi, à celles que le paganisme avait aceréditées. Sous cette influence, les fées ont souvent fait place à la Vierge. En Suisse, les trois fées sont devenues les Trois Maries^ et les toiles d'araignée qui voltigent dans Tair et que le peuple appelle encore en certains cantons les fils des Fées, ont été regardées ailleurs comme des fils échappés à la quenouille de la Vierge. Près d'Essé, on appelle Lande-Marie un endroit que Ton regarde comme ayant été longtemps fréquenté par ces fées. D'après la croyance populaire, ces mêmes pierres antiques, dont en plusieurs endroits on leur attribue Férection, auraient été transportées à Cognac par la mère du Sauveur-. Un des lieux de la Bretagne où se trouvent le plus de monuments mégalithiques, Locmarialcer, a été consacré à Marie, comme l'indique son nom^.
Plusieurs usages, qui subsistèrent longtemps en France, font voir combien la destruction, la disparition des fées, était liée dans les imaginations avec l'apparition du christianisme ; ils viennent encore corroborer l'idée que ces femmes se raltachaient à des croyances que le christianisme avait remplacées. On a célébré jusque dans le xviic siècle, à l'église de Poissy, une messe pour préserver le pays de la colère des mauvaises fées*. Suivant une superstition de la Lorraine, les fées reviendraient si, à la messe de la Saint-Jean,onnc chantait pas l'évangile saint Jean^. On voit dans le procès de Jeanne d'Arc, qu'à la veille de l'Ascension de chaque année, le curé de Domremy allait chanter l'évangile près de l'Arbre des Fées ^
i. Grtmm, Deultche Mythologie, i« édil., p. î«8. noie.
1 Mm. de la Société des Anliqttaires de France, l. VII, p. 31.
3. Locraaria signiflc c< le lieu » ou « Toratoirede Marie ». Ker est le nom primitif do la localité.
[' Walckenaer. Préface des Contes de Perrault.
à. Beaulieu. Archéologie de U( Lorraine, t. 1, p. 167.
6- l^ocèt de Jeanne dArc, édit. (^uicherat, t. II. p. "Un* — Cet îuhre était plor.-* *PNe indifféremment « l'Arbre des Fées » ou « l'Arbre des Dames »*
D'après la croyance du Bourbonnais, comme les fées craignent le bruit et le feu, on allume, pour les éloigner, des feux et Ton pousse de temps à autre des cris aigus, tandis que les jeunes garçons et les jeunes filles dansent en rond. Passé minuit, on n'a plus rien à craindre, parce qu'à cette heure, les fées sont allées trouver le Diable, avec tous ceux qui se sont donnés à lui^
On prétend que les petits tourbillons de poussière, qui s'élèvent sur leur route, ne sont autres que les fées se rendant d'un lieu à un autre. Quand un paysan anglais les aperçoit, il ôte son chapeau en murmurant: « God speedj'e ! ». (Dieu vous fasse avancer!) Si, au contraire, il répète une prière, le voyage de la fée est interrompu et, si quelque mortel est à leur suite, le charme par lequel il était retenu est rompu*.
Les fées craignent, dit-on, de voir s'éteindre leur race maudite. Images d'un culte proscrit, luttant contre sa ruine et cherchant à retenir dans ses dogmes quelques chrétiens égarés, elles enlevaient les enfants qu'elles rencontraient : « Marie la Belle est affligée », dit un chant populaire breton, « Elle a perdu son cher petit Laoïk ; la korrigane l'a emporté'. »
Les fées auraient également tenté de suborner quelques jeunes seigneurs, pour en devenir les épouses; témoin cet autre chant de la Bretagne : « La korrigane était assise au bord d'une fontaine, et elle peignait ses longs cheveux blonds, elle les peignait avec un peigne d'or ; ces dames ne sont pas pauvres. » — « Comment ôtes-vous assez téméraire que do « vcnirtroublcr mon eau î Ou vous m'épouserez sur l'heure, « ou, pendant sept années, vous sécherez sur pied, ou vous • « mourrez dans trois jours*. »
Mélusine séduisit ainsi llaimondin pour échapper au destin cruel que lui avait prédit sa mère Pressine.
\. Allier. Vu;iitges pillorcHiiHcti ïI. !l do Lauricn iiourh'mmis. p. 13).
i. Croft Croker. Hcsearc/tcs in t/te soulh <>f Irrl nid. p. 81.