‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 62 sur 251 · J. W. Wolf. Deutsche Mœhrchen et Sagen^ p · texte numérisé non relu

J. W. Wolf. Deutsche Mœhrchen et Sagen^ p

1 Simulacraque mœsta deorum

Arte carent, cœsisque extant informia truncis.

(Lucain, Pharsalia, 1 111, v. 4li.)

3. «Truncum quoque ligncum non parvœ magnitudinis in altuni erectum sub <)iolocabant,patria cumlingua Irminsul appellanles(Willibald, Vita Sancti Boni-

^ «( Arbonim illis cultiis ot amnium colliumque et vallum, dit Agathias en parlant des Alamans {Historia Justinîani, lib. 1).

5. Tel est le célèbre chêne de Saint-Jodoeus, près de Labiau, jadis consacré à Thor (Tettau et Temme, Die Volkstagen Ostpreussens, etc.. p. 12î, n" 115).

dèrent pas à être identifiés avec les fata. Les fées se rattachaient aux Parques, aux déesses-mères, aux divinités des objets physiques, personnification de ces objets eux-mêmes; les elfes étaient liés de môme aux Nornes, et descendaient aussi des divinités des pierres, des bois, des forêts et des fontaines. Les fées veillaient sur les destinées de certaines familles, les elfes avaient les mômes fonctions : en un mot, ces deux classes d'êtres fantastiques étaient nés de deux sœurs, la religion des Gaulois et celle des Germains. Cette parenté d'origine explique pourquoi nous trouvons une si frappante analogie entre les légendes féeriques de la France et celles que les populations de l'Allemagne, de la Scandinavie, de l'Ecosse, de l'Irlande et de la Bretagne débitent à propos de leurs génies. Mais, dans les contrées germaniques, toute la mythologie des elfes prit un bien plus grand développement que, dans la Gaule, celle des maires ou des fées. Le souvenir d'une foule de divinités qui appartiennent à cette grande famille est resté dans les traditions populaires, comme un curieux monument de l'ancienne divinisation des objets physiques. Tels sont les neckSy les niXy les stromkarl, les merniaids^ qui sont les esprits des eaux ' ; les bergniœnnchen ou esprits des montagnes ^ ; les trolhy ceux des bois et des rochers^; les gnonies, dumrfs, dwergar ou nains, ceux du sol, des pierres, des cavernes dont ils gardent les trésors*; les alfs ou elfs, ceux des airs ou de la terre.

1. Keighllcy, The Fairy Mythologi/, I, p. 22i el ss. Les Nix sont ainsi appelés Nokken, en vieil haut-allemand, A'i/i/iM*, plur. nihliussû,

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