Gr\mm, Penittrhe M If thologii'. p. 3'i
racontent mille histoires sur les punitions qu*elle envoie à ceux qui lui manquent d'égards . La Werre fait une revue exacte de la demeure des paysans, la veille au soir de la nouvelle année, pour voir si toutes les quenouilles sont filées ; quand elle en trouve qui ne le sont pas, elle en déchire le lin '. Cette surveillance, exercée par Holda sur l'agriculture et la sévère économie en ménage, indique positivement, comme le remarque Jacob Grimm, les fonctions d'une déesse-mère. Holda rappelle donc les deœ Matrœ, et les Maires des Latins ; FAthéné grecque, la Neith égyptienne *. Ces deux dernières divinités étaient considérées comme ayant inventé l'art de filer et de tisser, l'usage de la navette et de la quenouille, Artémis recevait le surnom de */puoiri>GcxaToç^; elle châtiait, en les frappant de sa navette, les ouvrières inhabiles et elle présidait aussi à la naissance des enfants. Comme les fées et comme Holda, Artémis, la Diane des Latins, errait dans les forêts et les solitudes. Au moyen âge, les restes du culte d'Holda ont longtemps subsisté ; ils avaient dégénéré en cérémonies magiques, en vacations nocturnes, et les lois qui interdisent ces usages, renouvelés du paganisme, donnent encore à la déesse le nom de Diane.
La Livonie conserve des traditions analogues. Pschipolonza, cette petite femme vieille, hideuse et ridée, qui effraye souvent les paysans des environs de Zittau, se montre à l'instar de nos fées, au bord des chemins, dans les bois, vôtue de blanc et occupée à filer*. On croit aussi, dans le même pays, aux swentas jumpravasy jeunes filles qu'on aperçoit la nuit, filant mystérieusement '.
Ij^s brotcnies des Écossais rappellent également nos fées, ^omnie celles-ci elles s'attachent à certaines familles qu'elles
'• Grimm. Deutche Mythologie, p. 251.
- ^'hampollion, PanUicon èqijpiien (art. Seith Criocépkale).