‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 65 sur 251 · lw(i«, livre XX, V · texte numérisé non relu

lw(i«, livre XX, V

^- n.-G. Grave, Volkssagen und volkHkumUc/œ Denkmalc dcr Lau$Uz, p. 5G '8?uizi'n. 1639).

•* Siender, Uvoninn Urnmmnrt p. 146.

protègent'; mais on en reconnaissait des deux sexes. Les sithich du pays de Galles^, les korrigans de TArmorique' dérobaient parfois les enfants, pratique que les romanciers du moyen âge attribuent également aux fées. Jusqu'à la fin du XVII® siècle, on a presque universellement cru en Ecosse aux bronmies, et on leur offrait des libations de lait et de moût. Le roi Jacques I" et le physicien Ramsay en ont admis Texistence K

Les Irlandais prêtent à leurs elfes, aux cluricaiines (le Puck ou Robin Good-fellow des Anglais), des attributs analogues. Ces goblins sont pour eux des esprits protecteurs des campagnes, des maisons et des familles. Ils soignent les bestiaux et, de môme que les lutins de la Bretagne ou de l'Anjou et les kobolds de l'Allemagne, ils se plaisent à mille espiègleries*. Ces génies ont fini par être identifiés aux fées dans les auteurs modernes. Mogh^ Magh^ ou Mabh^ le nom du chef des elfes d'Irlande® est devenu une fée, la queen Mab, dont Shakespeare parle en sa tragédie de Roméo et Juliette, et qui semble être la sœur de Dame Abonde. Pour les Allemands, les fils de toiles d'araignée que l'on voit parfois voltiger dans les airs ont été tissés par les elfes ou les dwarfs". En France, les enfants les appellent les fils de la Bonne Vierge, et substituent ainsi des idées chrétiennes à des souvenirs païens, tout en conservant la même superstition**.

Les elfes ont été divisés en diverses classes, suivant les lieux qu'ils habitent et auxquels ils président. On distingue

1. Granl. Popular fupcrstUiouK of l/tc Itiyhitnders ofScolland, p. 141.

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