Croflon Croker, liencarches in soutU «/' Sroliundj p
6. Bî'auford, Topogruphy of Irclaiid. dans la Colleclio dervbus hibimicicis^ I. III, p. ;i'io.
7. K.-ll. Vos». Notes sur le poêmo dt^ Lonift^ chani III, mts 17.
8. L'idée duii lil, considère comme une inia^e de la dej<tince de l'homme, rappelle un usii}4(^ des femmes lunpiesel sei l)es. A chaque enfanl dont elles arroucheril, elh's lllent un III aucpiel elles font des n<iMi(ls; elles s'imaginent qu'elles n'aceourheronl de nouveau, qu'en autant d'années ((u'ellesdcrontde ee» n(euds(Bouc, La Turquie d'Europe, t. II. p. liG;.
les dahàlfenne qui répondent aux nymphes monticolœ des anciens; les feldàlfenney qui sont les naïades, les hama* dryades, les muntàlfenne ou orcades, les se'àlfenne ou naïades les undàlfenne ou dryades *.
Les elfes habitent les amas d'eaux, les sources, les étangs, et ce sont eux, disent les paysans de la Suède, qui produisent ce brouillard qu'on voit souvent s'étendre au-dessus des eaux. Cette demeure des elfes rappelle tout de suite celle des fées également placée près des eaux. Mais de même que certains elfes étaient plus spécialement considérés comme des esprits, des eaux, certaines fées nous apparaissent aussi dans les contrées bretonnes, comme des espèces de génies marins ou aquatiques.
Les meermaids et les nixes semblent avoir été les types
[ primitifs de ces esprits aquatiques. Le nom de Dame du Lac, donné à plusieurs fées, à la Sebille du roman de Perceforest etàVi^iane qui éleva le fameux Lancelot, c'est-à-dire Lancelot du Lac, a son origine dans les traditions septentrionales *. Les dames du lac sont apparentées aux Meerweib-nixes, qui, sur les bords du Danube, prédisent, dans les Niebelungen^, l'avenir au guerrier Hagen ; elles le sont également à cette sirène du Rhin qui, de l'entrée du gouffre où avait été précipité le fatal trésor des Niebelungen, attirait, par l'harmonie de ses chants que quinze échos répétaient, les vaisseaux dans l'abîme. Cette tradition germanique, môlée au souvenir des sirènes et des néréides antiques, a donné naissance à toutes les légendes de fées des eaux. La fable française de Mélusine,
I une fable analogue de la Suisse sur une jeune fille serpent*, sont, à n'en pas douter, des produits du syncrétisme des
'. Croftou Crokcr, Fairy Legends, p. 3, elc.
2- G. Ellis, Spccimfws of early englisli tnetrical romances, l. 1, p. 3i4 (London,
^- I>ie yiebelungen, 'iJ^* aventure. Chez Homère, les sirènes ont aussi le don ^^ prophétie; elles connaissent le passe et l'avenir. {Odyssée, lib. XIll). Un grand jombre de divinités marines, représentées souvent avec des queues de poisson, rroiée, Triton, Glaucus, Phorcus. avaient également le don de prophétie.
*• Korneman, Mans Veneris, c. 34, p. 189, 192.
traditions de l'Orient, de la Grèce et de la Scandinavie ^ Les ondins, les nixes de rAllemagne, attirent au fond des eaux les mortels qu'ils ont séduits ou ceux qui, à l'exemple d'Hylas, se hasardent imprudemment sur les bords qu'ils habitent. En France, une légende provençale raconte de môme comment une fée attira Brincan sous la plaine liquide et le transporta dans son palais de cristal. Cette fée avait une chevelure vert glauque, qui rappelle celle que donnent les habitants de la Thiu*inge à la nixe du lac de Salzung', ou celle qu'attribuent les Slaves à leurs roussalkis '. Ces roussalkis, comme les ondins de Magdebourg *, comme les korrigans de la Bretagne, viennent souvent à la surface des eaux, peigner leur brillante chevelure. Mélusine est représentée de même, peignant ses longs cheveux, tandis que sa queue s'agite dans un bassin.
Les eaux ne sont pas le seul séjoiu* commun aux elfes et aux fées, les arbres, les forêts sont encore le théâtre de leurs apparitions. En Suède, les paysans vénèrent les tilleuls, comme ayant jadis été la demeure des elfes. C'était sous un arbre gigantesque, le frêne Yggdrasill, auprès de la fontaine Urda, que les Nornes, liées, nous l'avons dit, à ces esprits des airs, avaient fixé leur demeure.
L'herbe des champs est sous la protection des elfes. Tan^ qu'elle n'a pas encore levé, qu'elle ne fait que germer sou^s terre, ce sont les elfes noirs [Sch^varzelfen) qui la protègent:: qui veillent sur elle ; puis, a-t-elle élevé au-dessus du sol ^^^ ^ tige délicate, elle passe sous la garde des elfes lumineux {Licfm ^ elfen)y des elfes de la lumière. Sous ces croyances poétiques, X ^ fétichisme ne cesse pas de se cacher. Ces elfes donnent l^ main aux nymphes italiotes.