DtCarolo Magno. apiul D. Bouquet, t. IX, p. H
i Otia imperialia, p. 141.
3. De Cinlnte Dei, lib. 15, c. 23. S. Isidore de Séville, Origines, lib. 8, r. 9, on rappelant leur nom de Dusii, les désigne sous répilhèle Pilon, ot dit que leur vo- <««ble greo est Trav'axoi; il les identifie aux satyres.
J Th. de la Villemarqué, Barzns-breiz, 4» éd., t. I, p. 68.
5 Temme, Volkuagen von Pommern und Rùgen, p. 254.
^- Bei Dardesheim in einem Berge
Logirto elnst vor alter Zeit Ein gdii7.es Volkehen kleiner Zwerge In friedlicher Verborgenheit. Nur wenii im Mondeschein sie spielten, Da sah man sonsl nirgends mehr.
dil la légende de Goldemar ou Wolmar, l'Erdmiinnkonig.
(Widar Zichnert, Preutsens Volkssagen, I, n« 49; II, n» 3.)
gebirge, une tradition tonte semblable dit qne les nains ont été chassés par rétablissement des forges^ Dans le Han, même légende'. Le peuple du Nord-Jutland dit que les trolls ont quitté Yendsyssel, pour ne plus reparaître'. Toutes ces traditions sont des images de la destruction des antiques croyances et de Texpulsion des anciens habitants qui y étaient demeurés attachés^, de Témigration d*un peuple adonné peut-être à Tindustrie des mines et des métaux, forcé par le yainqueur d^abandonner son travail et ses ateliers. Le cri de joie que poussaient les jeunes gens qui, dans le Nord, célébraient sous des déguisements bizarres et dans des divertissements bruyants, la fête de Noël ou de Jul, rappelle encore la fuite des trolls : « TroUoway ! » (troll on wqy)^ criaiton. Ce vivat, qu*on ne comprenait plus, était Tanathème de la foi nouvelle contre le paganisme septentrional, qui fuyait devant elle. En i54o, Thomas Gromwell donnait ce même mot, dans une de ses chansons, comme très efficace pour chasser le diable. Il est inutile de montrer Fenchalnement de toutes ces idées, le lecteur le devinera aisément'.
Dans la France, on raconte de même, en plusieurs lieux, le départ des fées. En disparaissant, les nains ont emporté le secret de leur science ; ils ont caché leurs trésors désormais introuvables à Thomme; ils les ont enfouis, comme leâ dames fades de Viviers près de Metz, qui, à Tarrivée de saint Colomban, enfouirent leurs richesses dans un souterrain du château et ne reparurent plus^. Les nains bretons peuvent seuls déchiffrer les caractères cabalistiques qu*on voit gravés sur les faces de divers monuments druidiques; les nains Scandinaves sont en possession de connaissances semblables.